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11.02.2026 → 23.06.2026

Berlin : Une « Turandot » à la fin tragique et meurtrière

par Helene Adam
16.02.2026

Turandot (1916), le dernier opéra de Puccini, est resté inachevé, le compositeur était mort avant d’en écrire la fin. C’est sur cette base que le metteur en scène Lorenzo Fioroni décide d’interpréter à sa manière les dernières mesures que l’on doit à Franco Alfano qui a complété l’œuvre.

Une mise en scène animée au parti pris discutable

Choisissant le décor et les costumes d’une Chine peu exotique et lorgnant plutôt sur l’illustration d’un régime totalitaire militaire, Lorenzo Fioroni, dans sa production créée en 2008, modernise d’entrée de jeu le cadre de ce conte cruel pour le rendre universel.

Ainsi la scène est-elle peuplée en quasi-permanence d’un « public » qui fait face au parterre réel du Deutsche Oper, composé des membres du chœur qui vont sans cesse modifier leur comportement et leurs positionnements comme s’ils étaient eux-mêmes au spectacle. En agitant en cadence leurs éventails ils doublent même les percussions le temps d’un air des chœurs.

Les personnages de l’opéra se déploient sur le devant de la scène d’une part (notamment Calaf, Liu, Timur mais aussi Ping, Pang et Pong, et le prince de Perse), à l’arrière en hauteur d’autre part (les dignitaires en costume de militaires et lunettes noires qui entourent l’empereur Altoum), lors des deux premiers actes. Au début de l’acte 3 le décor du fond s’écroule (avec fracas) et l’échafaudage au sommet duquel l’empereur rendait ses jugements apparait à nu comme d’ailleurs le lit d’où Turandot va émerger.

Un rideau translucide ou opaque selon les moments, permet de temps en temps la projection de vidéos dont le sens n’est pas d’une clarté limpide.

L’affrontement entre Turandot et Calaf, lors des énigmes, se déroule avec les deux protagonistes assis face à face à une petite table blanche comme s’ils jouaient aux échecs. La violence du défi lancé par Turandot au Prince inconnu est perceptible dans le jeu remarquable qu’ils assurent alors tandis que celle de Liu abandonnée par Calaf lui-même et torturée par un sbire du régime et qui se tue pour échapper à la douleur intolérable, est montrée sans complaisance non plus. D’autant plus que son cadavre va être pendu et rester ainsi durant toute la dernière partie de l’œuvre à se balancer avec sa petite jupe et ses basketts blanches.

Mais c’est la fin qui est la plus iconoclaste puisque Lorenzo Fioroni, se basant justement sur l’extrême cruauté de Turandot, la princesse de glace, dont la vengeance parait inassouvie, mais aussi sur la dureté d’un Calaf venu également d’un monde sans pitié, décide que les deux héros fusionnent dans un amour assassin. Ainsi Calaf se débarrasse-t-il de son père devenu une sorte de mendiant errant, et que Turandot de son côté assassine le sien, l’empereur, d’un coup de couteau.

Une belle réalisation musicale

Musicalement, la représentation s’est montrée d’un bon niveau pour une partition entendue maintes fois avec toutes sortes d’interprètes.

D’entrée de jeu on est très agréablement surpris par la vitalité du Prince Inconnu d’Angelo Villari. Le ténor possède un spinto absolument fabuleux qui passerait n’importe quel orchestre sans aucun problème, et qui correspond très exactement à ce qu’on attend de Calaf dont la voix doit se situer à ce niveau élevé de projection allié à une précision de la diction impeccable.

C’est un Prince fier, presque fanfaron, qui ne recule devant aucun défi n’écoutant que son courage et balayant tous les obstacles sur son chemin. L’artiste joue bien, à l’aise dans cette mise en scène, il campe son personnage avec talent et on a beaucoup apprécié ce timbre altier et conquérant qui sied parfaitement à ce Calaf (particulièrement impitoyable dans la vision du metteur en scène).

Le fameux Nessun Dorma qui est exécuté face au public mais ne marque pas l’arrêt parfois demandé par les chanteurs pour se faire applaudir, enchaine aussitôt -ce qui est bien plus logique- avec la suite de la phrase musicale du ténor après un point d’orgue peut-être un peu long sur le « cei » du dernier Vinceiro qui étouffe partiellement la syllabe suivante. A part ce léger accroc, la performance est à saluer de tous les points de vue, notamment lorsqu’il répond aux énigmes sans faiblir.

A ses côtés, le Timur de Volodymyr Morozov apparait un peu terne, la voix est un peu engorgée et ne sort pas toujours aussi triomphalement du plateau que celle de son « fils » de scène. La mise en scène ne l’avantage pas mais il joue très bien le jeu du vaincu qui ne sauvera pas son accompagnatrice Liu et qui deviendra ensuite un pauvre hère misérable loin de toute sa gloire passée.

Le rôle de Liu est toujours extrêmement valorisant pour une jeune artiste car ses deux principaux airs sont splendides et bénéficient d’un orchestre volontairement en retrait et peu fourni, pour laisser l’artiste déployer son soprano lyrique, ce que Nina Solodovnikova fait à merveille, créant une très forte émotion dans la salle lors de sa « mort ».

L’Altoum du ténor de caractère, Burkhard Ulrich, est assez inégal, manifestement en légère méforme vocale pour cette soirée. Il campe un empereur très inquiétant avec bonheur.

Ping, Pang et Pong sont à l’inverse en très grande forme et forment un trio irrésistible notamment à l’acte 2 qui leur est partiellement réservé. On y retrouve avec plaisir d’ailleurs, le ténor de caractère Thomas Cilluffo (Pong) qui incarnait si bien le bouffon dans « Der Schatzgräber » de Schreker deux jours auparavant. Un nom à retenir absolument dans ce style de rôle, où il se déchaine sur la scène (se travestissant même en mariée quand Calaf aide Turandot à revêtir la même robe), tout en chantant d’une très belle voix de ténor sans la moindre caricature. Il est très bien accompagné par l’élégant ténor léger Kangyoon Shine Lee (Pang) et le solide baryton Michael Bachtadze (Ping) que nous avions entendu la veille dans le rôle du peintre dans Violanta.

Quant à Catherine Foster, soprano dramatique que nous apprécions toujours dans les grands rôles wagnériens, elle a gardé une belle prestance dans ce rôle ingrat de femme de pouvoir d’une cruauté sans égal. Elle est particulièrement remarquable dans cet air où avant de défier Calaf, elle explique les raisons de son inextinguible colère, le désir de venger son aïeule abusée, témoignant des fêlures du personnage avec talent. La voix se dérobe parfois un peu dans les difficiles aigus en mode « forte » mais pour l’essentiel, le medium et le grave restent souverains et on aime, malgré les limites, l’incarnation elle-même.

Daniel Carter, directeur général du théâtre de Cobourg, dirige avec beaucoup d’entrain un Turandot à qui il rend ses dimensions tragiques et dont il souligne les contrastes et allège les moments drôles ou satiriques avec beaucoup de talent.

Une soirée agréable pour une oeuvre classique de répertoire.

Turandot (Puccini) au Deutsche Oper de Berlin

Visuels :

Photos des représentations de 2023, ©Bettina Ströss

Photos des saluts, séance du 14 février 2026 : © Hélène Adam