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« 7 rue des Alouettes» : le rendez-vous manqué contre la solitude au théâtre de Belleville

par Thomas Cepitelli
11.02.2026

Présentée au Théâtre de Belleville, la pièce d’Élodie Guibert aborde le sujet de l’isolement contemporain. Mais à force de personnages archétypaux et de situations attendues, le spectacle peine à dépasser le catalogue de bons sentiments.  La solitude devient ici un motif plus qu’une expérience. Un sujet brûlant, traité à distance.

Le Théâtre de Belleville, installé dans le quartier vibrant dont il porte le nom, s’est imposé comme un lieu attentif aux écritures contemporaines et aux formes scéniques actuelles. Il a aussi — disons-le — le courage de programmer des spectacles sur des séries plus longues que dans bien d’autres théâtres parisiens. Une rareté, qui permet aux œuvres de « vivre » réellement, pour le public comme pour les professionnel·le·s. Depuis son ouverture en 2011, le lieu accueille de jeunes créateurs et compagnies, proposant une programmation dense qui se veut en prise avec les enjeux sociaux et humains de notre époque.

À ce titre, 7 rue des Alouettes, écrit et mis en scène par Élodie Guibert, semble a priori trouver naturellement sa place sur ce plateau. Fondatrice de la compagnie Tumulte, l’autrice travaille à partir de réalités sociales pour interroger notre manière de vivre ensemble — ou, plus exactement, notre incapacité à y parvenir. La pièce s’inscrit dans une démarche artistique engagée, abordant avec tendresse et humour des thématiques contemporaines comme l’isolement et la fragilisation du lien social.

La solitude en partage

Le spectacle se situe, nous dit le programme, dans un futur proche — futur que rien, pourtant, dans la scénographie ne permet de situer. Dans ce monde où le lien social s’est délité, les pouvoirs publics mettent à disposition des lieux de rencontre sans accompagnement réel. Les personnages se retrouvent ainsi au 7 rue des Alouettes, une salle de quartier sans âme. Cinq individus — Patrick, Leïla, Sibylle, Aurélien et Sylvie — issu·e·s de milieux différents et marqué·e·s par la solitude, s’y croisent sans se connaître. Leurs échanges, d’abord prudents, se transforment peu à peu en confidences, révélant fragilités, blessures et désirs de connexion.

Élodie Guibert signe également la scénographie. On ne s’attend évidemment pas à une esthétique léchée ou décorative. Mais faut-il pour autant accumuler les clichés ? Bouilloire bruyante, chaîne hi-fi sans âge — choix d’autant plus discutable pour une pièce censée se dérouler dans le futur —, poster de plage paradisiaque : autant de signes paresseux qui donnent le ton. Cela pourrait sembler anecdotique. Ça ne l’est pas. C’est, au contraire, symptomatique de l’ensemble du spectacle.

Les personnages sont brossés à trop gros traits pour être crédibles. Chacun est réduit à une fonction : la personne non-binaire, le fils incapable de parler à son père, la femme quittée par son mari. Des figures monolithiques, privées de zones d’ombre, qui peinent à exister autrement que comme des archétypes. Les situations suivent la même logique : elles s’enchaînent sans surprise, empilant les clichés plutôt que de les mettre à distance. On se crie dessus en jouant aux cartes, évidemment. Une femme seule tombe amoureuse du vendeur de supérette parce qu’il lui sourit, bien sûr. Ces scènes semblent tout droit sorties d’une sitcom écrite à la chaîne.

Rire ou ne pas rire, drôle de question

Le public rit. Mais il y a lieu de craindre qu’il ne rie pas avec les personnages, mais à leurs dépens. Ce n’est pas seulement regrettable : c’est problématique. Car la solitude est un sujet qui, sans appeler l’emphase ou le pathos, mérite d’être pris au sérieux. À force de vouloir alléger, le spectacle se contente d’effleurer. Il en adopte même le rythme sériel : des scènes sans cesse interrompues avant d’avoir réellement commencé, comme si la pièce craignait de s’attarder.

À travers ces rencontres, 7 rue des Alouettes aurait pu explorer la force du collectif et de la solidarité, et montrer comment, même dans un contexte désespérant, il est possible de retisser des liens. D’autant plus que le théâtre, par nature, est une expérience commune — provisoire, certes, mais commune, et donc politique autant que poétique. Malgré une écriture parfois sensible et lucide, la mise en scène peine à faire surgir l’humanité des personnages et à inviter véritablement le public à réfléchir à sa propre manière d’entrer en relation avec les autres.

Du lundi 2 au mardi 24 février
Lun. 19h, Mar. 21h15
Dim. 20h

Théâtre de Belleville
16, Passage Piver
75011 Paris

© Garanceli Tumulte