05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman
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05.02.2026 → 08.02.2026

The Czech Connexion : L’avant-garde pragoise présentée par Voix étouffées au Goethe Institut

par Yaël Hirsch
06.02.2026

Ce jeudi 5 février, l’heure était tchécoslovaque à l’auditorium du Goethe Institut de Paris. Le Forum Voix étouffées avait réuni 5 musiciens pour faire entendre la musique d’avant gardes pragoises allant de Zemlinsky à Martinu, en passant par la géniale Kapralova et deux compositeurs déportés à Térezine, Hans Krasa et Gideon Klein. Un programme cohérent, savant, pédagogique et riche en découvertes…

Tout commence par une conférence

Les habitués étaient présents et remplissaient l’auditorium du Goethe Institut… Alors que son festival a lieu à Strasbourg et ses concerts partout en Europe, le Forum Voix étouffées a quasiment une saison qui se déroule à l’institut de la rue d’Iéna. Ce jeudi 5 février, c’était l’avant-garde tchèque et slovaque qui était à l’honneur. De manière informelle mais extrêmement claire et bien préparée, par les musicologues Philippe Olivier et Thomas Tacquet (qui est aussi pianiste et chef de choeur et directeur artistique du Forum Voix étouffées, retrouvez notre interview de lui), mais aussi Xavier Galmiche, qui enseigne à la section d’études centre-européennes de l’UFR d’études slaves de la Faculté des lettres de Sorbonne Université. Pour nous ils ont reconstitué la joie des années 1920 dans la toute jeune République tchécoslovaque enfin constituée en état-nation, mais aussi la manière dont Prague a pu être un pôle depuis toujours pour les arts et musique, alors que le premier conservatoire d’Europe y a ouvert ses portes dès 1811 ! Il est donc bien temps d’aller au-delà de Smetana, Janacek et Dvorak, pour comprendre comment la musique se vivait dans les salons les plus bourgeois pour des cafés concerts qui étaient ouverts aux influences du nouveau mondes et des musiques à danser mais aussi aux révolutions musicales du XXème siècle. Et pour nous faire traverser ces nuances et ces créations, Thomas Tacquet avait mis au point un programme très riche, varié et pour 1 à 5 instruments.

Zelinsky & Haba, des fondateurs

Les violonistes Luka Ispir, Lilya Schifman, le violoncelliste Pierre Schaaf et l’altiste Maxence Grimbert-Barré ayant installé leurs pupitres et les enregistreurs, le concert a commencé par une pièce d’un des grands professeurs de l’avant-garde tchèque (c’est la promesse des voix étouffées) avec un quatuor de 2023 entamé, non terminé et retrouvé dans les années 2000. Une oeuvre post-romantique et très « K und K » avec une puissance qui rappelle Bruckner dans le premier mouvement. Le deuxième morceau présenté tranche : on entre de plain-pied dans l’avant-garde avec ces trois mouvements du deuxième quatuor à cordes de Alïs Haba (1920) qui est l’un des premiers auteurs à écrire en micro-tonalités (ici les parts de tons).

La révélation Vitzslava Kaparlova

Vient ensuite deux pièces petites et lumineuses de Vitzslava Kaparlova qui nous permettent de découvrir une figure majeure de l’avant-garde, morte à 25 ans de tuberculose à Montpellier (elle était en exil à Paris) et une compositrice qui aurait été l’un des plus grands talents du siècle si elle avait vécu. Interprété avec intensité et luminosité par Lilya Schifman au violon et Benjamin Laurent au piano, l’Elégie (1939) est une illumination, tandis que les ritournelles pour piano et violoncelle (Pierre Schaaf, 1925) font un effet plus expérimental et fragmenté.

De Térezine à l’émigration aux États-Unis

Après un moment au cabaret, avec une suite organisée par Thomas Tacquet pour le piano de Benjamin Laurent nous faisant découvrir des tangos de Haas et Myzes, une partita de Schulhoff et une petite suite de Jezek, ce sont deux compositeurs de Térézine que les musiciens nous ont fait découvrir en trio, alternant les violonistes : Tanec (1943) de Hans Karasa, qui a des vraies envolées de marche militaire et plus fragmenté et tourmenté, le Trio à Cordes de Gideon Klein déporté juste après la composition de cette oeuvre à Auschwitz où il a été abattu le jour de la libération. Le dernier mouvement de cette oeuvre s’abat comme une foudre. Enfin, le concert s’est terminé par l’ensemble des musiciens réunis sur scène pour la deuxième quintette de Martinu, lui-même exilé et reconnu aux Etats-Unis où il a fait carrière. Très puissant et menaçant, le mouvement de cette oeuvre que nous écoutons emporte beaucoup du vieux monde et de l’âme tchèque et slovaque vers le nouveau continent.

Le concert The Czech Connexion se donne à nouveau ce dimanche 8 février à 16h à l’Église Saint-Pierre-le-vieux de Strasbourg, en Entrée libre.

Visuels (c) YH