14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans    14.01.2026 : Après 6 ans de lutte, le cinéma la clef réouvre définitivement ses portes    17.01.26 : La librairie Violette and Co perquisitionnée par la police en quête de l’album de coloriage antisioniste « From the river to the sea » de Nathi Ngubane et Azad Essa    16.01.26 : Le dramaturge et peintre Valère Novarina est mort à l’âge de 83 ans
Agenda
Scènes
Musique
Auteurs et Autrices
Partenaires
Qui sommes-nous?
Contact
Agenda

En famille : « Pierre et le loup » un classique bien illustré qui n’a rien perdu de son mordant

par Helene Adam
19.01.2026

Pour ce nouveau « dimanche en famille » qui ouvre l’année 2026, c’est un classique de la musique pour enfants que le Théâtre des Champs-Élysées nous propose avec « Pierre et le loup », un conte musical pour petits et grands, délicieusement raconté par Alex Vizorek, joliment croqué en direct par Grégoire Pont et brillamment accompagné par l’Orchestre Appassionato sous la direction de Mathieu Herzog.

Un conte musical qui plait toujours autant 

Pierre et le loup a été créé en 1936 à Moscou, il y a donc quatre-vingt-dix ans, enchantant des générations successives d’enfants.

Prokofiev a alors 45 ans et, après fui la révolution russe, retourne dans sa patrie et s’installe définitivement en URSS devenant l’un des compositeurs recherchés du régime soviétique. La directrice du Théâtre pour enfants de Moscou où il emmène régulièrement ses deux plus jeunes fils, lui commande un ouvrage permettant aux plus jeunes de s’initier, sur un mode ludique, à la reconnaissance des instruments de l’orchestre symphonique.

Il écrit lui-même cette belle allégorie en s’inspirant des contes folkloriques russes qui mettent souvent en scène le héros Ivan Tsarévitch, personnage popularisé en Europe occidentale par le ballet de Serge Diaghilev et Igor Stravinsky, « L’Oiseau de feu », créé en 1910, dans lequel Ivan joue l’un des rôles principaux. Son Pierre appartient à cette filiation.

 

Et il ne lui faut pas plus d’une semaine pour composer l’un de ses plus célèbres opus, à la vertu pédagogique incontestable puisqu’en plus de démontrer que la ruse collective peut arriver à bout du plus dangereux des prédateurs, « Pierre et le loup » est une initiation efficace au rôle de chacun des instruments dans un orchestre.

Prokofiev décrit lui-même comment il a défini ses charmantes attributions : « Chacun des personnages est représenté par un instrument de l’orchestre : l’oiseau par la flûte, le canard par le hautbois, le chat par la clarinette staccato dans un registre grave, le grand-père par le basson, le loup par des accords de trois cors d’harmonie, Pierre par le quatuor à cordes, les coups de feu des chasseurs par les timbales et la grosse caisse ».

Non seulement cela permet au jeune public de voir et d’entendre ces différentes sonorités, mais aussi d’aborder la différence entre le jeu solo et les ensembles, entre les rythmes et les mélodies dévolues au calme, au bonheur, à la sérénité, et celles qui exprimeront l’effroi, la précipitation, la fuite éperdue, pour enfin conclure après quelques moments où la tension est maximale, par la fameuse marche triomphale. Une vraie leçon de musique !

 

Un beau programme

En coproduction entre le Théâtre des Champs-Élysées et Jeanine Roze Production, le spectacle proposé dimanche 18 janvier en deux séances, une le matin l’autre l’après-midi, a fait le plein comme tous ces formidables « dimanches en famille ». Certes, les enfants sont souvent déjà initiés à la musique et ne se recrutent sans doute pas dans tous les milieux, mais le choix d’un animateur très interactif fait merveille pour la nécessaire participation des enfants au spectacle qui leur est proposé.

Le comédien belge Alex Vizorek, habitué des shows, met de l’ambiance dès son arrivée sur le plateau. Il présente d’abord le « cadeau » que l’orchestre a fait au public, en offrant en première partie, le deuxième mouvement de la symphonie Pastorale de Beethoven dont il explique les thèmes bucoliques aux plus jeunes tout en glissant malicieusement en direction des adultes : « Beethoven aimait tellement la nature qu’il disait préférer les arbres aux hommes. Quand on pense à certains hommes, on le comprend, c’est vrai que dire « Tiens je vais envahir le Groenland », ça fait pas envie… ».

Il présente également l’illustrateur Grégoire Pont, spécialiste de l’animation des concerts. Il dessine et anime en direct des images interagissant avec la musique, donnant la vision concrète nécessaire aux enfants pour suivre passionnément l’histoire et mettre des visages et des formes sur le récit et la musique.

Le deuxième mouvement de l’œuvre de Beethoven, andante molto moto, s’intitule « Scène au bord du ruisseau », reflétant la quiétude d’une journée ensoleillée à la campagne au bord d’un cours d’eau au son cristallin des flûtes même si de premières gouttes de pluie annoncent l’orage futur. L’orchestre très réduit parvient malgré tout à donner du corps à cette belle partition que Pont illustre permettant aux enfants de visualiser les intentions du compositeur.

Alex Vizorek accueille à nouveau le jeune public pour présenter Pierre et le loup, prenant le temps de bien montre les instruments qui représentent les personnages et les animaux, même si, pour faire rire les enfants, les trois cors d’harmonie se lèvent à chaque présentation sans attendre leur tour.

Grégoire Pont affûte ses crayons et tout est prêt pour le morceau de choix que les enfants suivent avec une attention palpable : Petit Pierre (cordes) n’a peur de rien, malgré les recommandations du Grand-Père (bougon et basson) est se promène joyeusement, rencontrant ses amis l’oiseau (flûte), le canard (hautbois), le chat (clarinette). Le chat tente bien de manger l’oiseau mais n’y parvient pas. Et finalement tout ce petit monde se rencontre sans forcément s’apprécier immédiatement. C’est face au plus grand des dangers qu’ils se retrouvent solidaires les uns des autres même si le canard est la première victime.

Le trait de plume électronique de Pont est pour beaucoup dans le charme incontestable de ce conte philosophique à la portée des jeunes cerveaux. Son Pierre a des taches de rousseur, un bonnet rouge et un air décidé. Son canard se prélasse dans la mare avec un délice évident. Son oiseau est ébouriffant de rapidité et de malice et son chat trop mignon malgré sa perversité toute féline. Du loup on voit d’abord les yeux inquiétants tandis que la forêt est subitement devenue toute noire.

Suivant attentivement et en synchronisation parfaite, le récit de Vizorek (qui a commencé l’histoire en russe, créant un petit mouvement de panique chez les enfants), et la musique interprétée avec beaucoup de contrastes par Mathieu Herzog et ses instrumentistes, Pont fait vivre l’histoire sous les yeux des petits, littéralement fascinés.

Une heure c’est le temps idéal pour ces 5-10 ans, le temps où ils peuvent se passionner sans décrocher, leur attention étant ravivée sans cesse par le talent pédagogique des interprètes.

Ces dimanches en famille, prouvent une nouvelle fois que l’on peut réussir de très beaux spectacles vivants pour les enfants, véritables initiations à la musique classique et ouverture vers d’autres arts de scène.

Prochain spectacles :  Roméo et Juliette (d’après Gounod) en opéra participatif, le Carnaval des Animaux (Saint-Saëns) en version classique puis en version jazz, les Quatre saisons (Vivaldi) en expérience immersive.

Visuel : dessin de Grégoire Pont, ©Grégoire Pont

Saluts : ©Hélène Adam