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« Polly peut tout » : le jeu vidéo comme champ de bataille

par Camille Zingraff
24.02.2026

Camille Victorine et Anna Wanda Gogusey signent une bande dessinée remplie d’énergie et de force pour les adolescent.es, mais aussi pour les plus grand.es ! Dans un mélange de couleurs pop et explosives, Polly peut tout dépeint une pré-ado, Polly, qui déambule entre la fiction de son jeu vidéo et sa réalité, afin d’apprendre à dire NON et à joyeusement dézinguer le patriarcat avec ses ami.es et sa famille. 

Le jeu vidéo comme espace de réappropriation

Alors que Polly est présentée comme la gentille fillette sage et polie qu’on lui a appris à être, son quotidien se retrouve perturbé par une agression. Dès le début de la bande dessinée, les termes sont posés « agression », « il la pelote », et les schémas d’auto-culpabilisation et de sidération sont dessinés, montrant une Polly habitée par cette scène d’agression. Mais si sa réalité se brouille, le jeu vidéo que lui prête sa sœur, « Scream Rage IV », – un « Street Fighter » féministe – se présente comme une main tendue vers la réparation et la fortification d’elle-même. 

 

Dès lors, Polly y plonge et côtoie tous les éléments de pop culture qui y sont reliés. La typographie pixelisée – peut-être l’un des seuls dénominateurs changeant entre le jeu vidéo et la réalité – rythme le voyage dans la fiction. La référence à « dress to impress » conjugue ce jeu généralement seulement composé de jolies robes, à un arsenal élargi d’accessoires allant des gants de boxe, à une hache ou encore une cuirasse de chevalière !

 

En se choisissant elle-même comme personnage de jeu vidéo, la frontière entre jeu vidéo et quotidien se fissure : Polly ne change pas d’univers, elle s’arme et change de posture afin de pouvoir combattre aussi bien dans sa réalité, qu’elle le fait déjà dans son jeu.

 

 

Level up : apprendre à dire non 

Et Polly impressionne : bim, bam, boum ! Personne ne lui résiste face à ces super-pouvoirs, notamment celui du super-puissant « C’EST NON ! » qu’elle scande à tous.tes. Alors que les jeunes enfants, particulièrement les jeunes filles, sont toujours habituées et éduquées à être polies, et à dire oui pour ne pas déranger, dans Polly peut tout, Polly s’arme pour dire, hurler et scander C’EST NON ! Et ce, à chaque niveau, à un.e nouvel.le adversaire, allant du camarade de classe, l’ami de la famille, à la dame croisée dans la rue. 

 

La répétition de ses actions la rend super-forte et l’aide à comprendre qu’elle peut tout ! Elle est invincible ! Et ces exercices lui permettent de respirer grâce à cet espace cathartique au sein duquel elle rit et matraque joyeusement, dans un arc-en-ciel de couleurs, celles et ceux qui la menacent. Polly apprend ainsi à nommer, à refuser et à ne plus se taire ! 

 

 

S’armer de la fiction pour combattre le réel

« C’est de la fiction voyons » lui dit sa sœur avec un clin d’œil au début de l’œuvre. Mais comme on en a besoin de la fiction ! C’est grâce aux fictions joyeuses et combattives, invincibles et radieuses, que nos réalités se dessinent plus belles et plus victorieuses. 

 

En mettant des coups de poing et des paillettes dans les livres, les films, les musiques ou encore les jeux, cela permet de mener une véritable bataille. Dans son essai La Bataille culturelle, Blanche Sabbah défend ces espaces culturels comme endroits de lutte et de changements nécessaires. Tandis que Coline Pierré, dans son puissant Eloge des fins heureuses, nous l’affirme « j’ai le droit aux fins heureuses, à l’optimisme et à l’imaginaire ». 

 

 

Ainsi, grâce à Polly peut tout, les adolescent.es le sauront désormais : iels peuvent tout, iels sont des super héros et héroïnes ! Véritable outil d’apprentissage, cet ouvrage permet aux pré-ados et aux ados de comprendre et d’intégrer la notion de consentement, tout en les encourageant à prendre la parole pour faire sortir ce qui peut ronger de l’intérieur.

visuel : ©Anna Wanda Gogusey

En librairies et sur le site de la ville brûle.