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« Jeune et fauchée » de Florence Dupré la Tour : des années de galère

par Julien Coquet
23.02.2026

Poursuivant son entreprise autobiographique entamée avec Cruelle, l’autrice de BD revient sur ses années de précarité.

Chez les Dupré la Tour, tout va bien financièrement. Dans cette famille de cinq enfants, récemment installée à Lyon, le père est PDG dans les assurances tandis que la mère est femme au foyer. La magnifique résidence secondaire, Nagot, et le nom de famille à consonance noble viennent renforcer l’idée que la famille est riche. Mais à dix-huit ans, Florence et sa sœur jumelle Bénédicte doivent trouver leur indépendance financière : les parents ne donnent aucun argent de poche et sont bien décidés à ce que leurs filles trouvent leurs voies.

 

La pauvreté comme épreuve

À partir de là, la question de l’argent revient sans cesse dans les pensées de Florence, l’image de bonne famille bourgeoise se craquelle. Le père se révèle incapable de communiquer et de se préoccuper de comment vont ses enfants, et la mère, très catholique, surveille tout. L’indépendance que souhaite alors acquérir Florence se fera alors dans la honte tout en maintenant un semblant de dignité. Vols au supermarché, location d’un appartement insalubre, boulots en intérim, refus de demander les minimums sociaux… Une situation de précarité dont l’autrice s’est sortie il y a sept ans, grâce aux succès de ses albums.

 

Comme dans ses précédents albums (Cruelle, Pucelle, Jumelle), Florence Dupré la Tour ne nous cache rien de son parcours biographique. À la lecture, on est constamment tiraillé entre les moments d’empathie et ceux de malaise. Il y a par exemple ces années de galère dans la pauvreté car l’autrice a décidé que travailler n’était pas pour elle… ! Cette anecdote où, apercevant un SDF déféquant dans la rue, Florence Dupré la Tour est saisie par « une soudaine et violente excitation sexuelle ». Ou encore ces rencontres avec les autres auteurs de BD qu’elle déteste. Dans Jeune et fauchée, le portrait est sans fard, suscitant parfois la gêne (on pense d’ailleurs au drôle de film de Valérie Donzelli actuellement à l’affiche, À pied d’œuvre). D’un autre côté, en collant au plus près des pensées de l’autrice, le lecteur et la lectrice prennent conscience de ce que être pauvre veut dire au quotidien. Colère, tristesse, fatigue, révolte se succèdent tout au long de l’album, notamment mises en image par de très belles métaphores.

Jeune et fauchée, Florence DUPRE LA TOUR, Dargaud, Charivari, 212 pages, 24,50 €

Visuel : © Couverture de l’album