07.02.2026 : Affaire Epstein : Jack Lang « propose » sa démission de l’Institut du monde Arabe au Quai d’Orsay qui en « prend acte »    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    07.02.2026 : Affaire Epstein : Jack Lang « propose » sa démission de l’Institut du monde Arabe au Quai d’Orsay qui en « prend acte »    05.02.2026 : Réda Soufi est nommé Directeur général de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    07.02.2026 : Affaire Epstein : Jack Lang « propose » sa démission de l’Institut du monde Arabe au Quai d’Orsay qui en « prend acte »    05.02.2026 : Réda Soufi est 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PIFFF 2025 : une 14ème édition très attendue

par Julien Coquet
08.12.2025

Du 10 au 16 décembre 2025, le PIFFF, rendez-vous annuel des chasseurs de frissons parisiens, réinvestira le Max Linder Panorama pour sa 14ᵉ édition, bien résolu à prendre le pouls d’un cinéma fantastique à la croisée des genres.

Jeudi 11 décembre 2025 – La Vengeance et ses trompe-l’œil

La compétition officielle s’ouvrira jeudi en début d’après-midi avec Mag Mag (113 minutes). Premier long de Yuriyan Retriever, seule réalisatrice en compétition et figure singulière de la comédie japonaise contemporaine s’étant imposée par un alliage d’humour absurde, de sens de la parodie et de performances physiques extraverties, Mag Mag semble reprendre sa grammaire artistique pour renouveler la J-Horror. L’histoire présentée est celle d’une femme traquant le fantôme qui a tué son amant, mais découvrant vite que la vengeance n’a pas la cible qu’elle imaginait. Ce film est également le premier film de la nouvelle société de production K2 Pictures fondée par Hirokazu Kore-eda, Takashi Miike et Shunji Iwai. Dans la soirée, les frères Kevin et Matthew McManus (Funeral Kings, The Block Island Sound) présenteront Redux redux (109 minutes), fiction américaine filant également le thème de la vengeance en en explorant cette fois le vertige moral. Ici, une mère traque et tue inlassablement l’assassin de sa fille à travers des univers parallèles au risque de s’y perdre elle-même. Porté par une énergie de série B assumée, une ingéniosité conceptuelle et une mise en scène resserrée, le film a beaucoup été présenté comme rappelant les débuts de James Cameron.

 

Vendredi 12 décembre 2025 – Corps vieillissants et anxiétés technologiques

Vendredi, les préoccupations geronto-anxiogènes hantant le cinéma de genre hispanophone contemporain (The Elderly, Venus, Abuela) trouveront un nouvel écho avec Crazy Old Lady (94 minutes) de Martín Mauregui. Ce film marque le retour au long métrage d’un scénariste majeur du cinéma argentin contemporain (Argentina, 1985 ; White Elephant ; Leonera). Une mère sénile, une nuit d’orage et un ex-gendre pris au piège y constituent le terrain de jeu d’un Mauregui épaulé par les expérimentés JA Bayona (L’Orphelinat) à la production et Carmen Maura, éternelle incarnation de la Movida almodovarienne, en tête d’affiche. Dans la soirée, le PIFFF s’ouvrira aux angoisses contemporaines avec Appofeniacs (89 minutes), premier long métrage de Chris Marrs Piliero, réalisateur issu du monde du clip et ayant contribué à façonner l’imagerie pop d’Ariana Grande, Britney Spears, Mika ou Kesha. On l’avait vu détourner avec jubilation les codes de la sexploitation dans le clip Howlin’ for You il y a une quinzaine d’années. Dans Appofeniacs, un jeune homme virtuose du deepfake répand le chaos simplement parce qu’il en a le pouvoir. Ovni cinématographique mêlant le drôle au gore, Appofeniacs devrait prolonger les expérimentations visuelles et narratives présents dans les travaux musicaux de son réalisateur.

 

Samedi 13 décembre 2025 – Mondes souterrains et secrets enfouis

Le samedi permettra de découvrir l’une des entreprises les plus sensationnelles du stop-motion contemporain avec Junk World (104 minutes). Takahide Hori, après avoir façonné seul le premier volet Junk Head sur quatre années de travail, retourne à la genèse de son univers souterrain avec des moyens accrus. L’exploration d’un empire robotique par des humains, clones et cyborgs se transforme en odyssée labyrinthique pour déployer une démesure artisanale devenue la marque de fabrique du réalisateur. Dans la soirée, The Holy Boy (122 minutes), de Paolo Strippoli et primé à Venise du FEDIC Award, viendra rappeler la nouvelle vitalité du cinéma italien dans le fantastique. Ce récit d’un professeur de sport s’installant dans un village de montagne en apparence paisible, avant qu’un secret enfoui ne refasse surface, articule mystère surnaturel et drame intime, dans un cinéma où le fantastique semble devoir surgir naturellement de la texture même du quotidien.

 

Dimanche 14 décembre 2025 – Fable identitaire et gothique politique

Le lendemain, Orfeo (74 minutes) prolongera l’exploration des nouvelles productions fantastiques transalpines en convoquant une esthétique rétro-féerique, l’expérimentation visuelle et parfois l’animation. On attendra une relecture du mythe grec faisant du fantastique un langage plastique permettant d’explorer l’identité, la perte et les fractures intérieures. Dimanche soir, le fantastique recouvrera sa dimension de geste politique avec le Marama (89 minutes) de Taratoa Stappard, film maori dans lequel une jeune femme lutte pour reconquérir et se réapproprier son identité culturelle dans l’Angleterre victorienne. Fort d’une approche féministe et anticoloniale revendiquée, Marama inscrit le gothique dans une histoire de dépossession et de résistance. Le film se pose en prolongement des films transformant le surnaturel en voix des disparus et en force mémorielle et culturelle (Tigers are not afraid, La Llorona, Atlantique, Under the Shadow, La Damnée…).

 

Lundi 15 décembre 2025 – Sang dessus dessous

Lundi, dans un registre autrement plus débridé, Deathgasm 2: Goremageddon (117 minutes) viendra rallumer l’un des feux les plus cultes du PIFFF. Jason Lei Howden renoue avec son univers métal, gore et volontiers potache, porté cette fois par un financement participatif qui rappelle combien ce type d’objet filmique vit par et pour son public. L’énergie dévastatrice et l’humour blasphématoire du premier volet laissent espérer une séance au diapason de la ferveur festivalière. Enfin, Dolly (Rod Blackhurst, 83 minutes), déjà remarqué à Sitges, mettra en scène l’enlèvement d’une jeune femme par une créature visant à l’élever comme sa fille dans une relecture sanglante des récits d’initiation et de la parentalité impossible.

 

En réunissant ces propositions, le PIFFF 2025 invite à une édition où le fantastique se déploiera dans différents territoires et le panorama proposé par le Max Linder semble affirmer la vocation du festival d’embrasser toutes les formes de l’imaginaire fantastique.

PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival) au cinéma Max Linder (Paris) du mercredi 10 au mardi 16 décembre 2025

Visuel : © Affiche du festival