01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman    01.02.2026 : Le film « Mother’s baby » remporte le Grand Prix du Festival du film fantastique de Gérardmer    01.02.2026 : disparition de Marian Goodman
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La maison des femmes, de Mélissa Godet : Garder la tête hors de l’eau

par Farah Malaoui
02.02.2026

Sélectionné par le Festival du film politique de Carcassonne, La Maison des femmes nous plonge dans l’univers du soin où hommes et femmes unissent leurs forces pour réparer l’invisible, accompagner les survivantes et transformer la douleur en courage. Le public a acclamé le film debout, hommes et femmes le cœur au bord des larmes.

L’enjeu d’une vocation

Pour son premier long métrage, Mélissa Godet filme l’urgence du soin. La réalisatrice tisse un récit choral, inspiré de multiples situations vécues. Dans le quotidien d’une équipe médicale pluridisciplinaire, elle arrive à créer un climat tendu continuellement pour montrer combien dans ces métiers, la frontière entre vie professionnelle et vie intime est poreuse. Ici, soigner c’est engager l’écoute, le corps, et l’humanité entière de celles et ceux qui accompagnent. Et l’on prend conscience qu’en soignant les femmes, c’est la société que l’on restaure. Pour cela, il est impossible de baisser les bras.

« … vider la mer à la petite cuillère »

Si le chemin de la reconstruction est long pour les femmes abimées, il n’y a pas de répit pour les soignant.es. Lorsqu’elle peut s’éclipser, Diane incarnée par Karin Viard qui porte cette structure énergiquement, va faire quelques brasses. A la piscine, elle se lave de ce que les récits des femmes victimes de violences déposent sur sa peau et dans son être. Submergée par le travail, menacée par des restrictions budgétaires constantes, la chirurgienne nage pour ne pas couler. Garder la tête hors de l’eau dans un système de santé qui sature, alors même que les besoins sont vitaux et toujours plus nombreux, relève de l’exploit ordinaire. Prendre soin des autres implique aussi de lutter pour ne pas se noyer soi-même.

Un casting remarquable pour une lutte sociétale

Le pari était osé de faire du spectaculaire avec un sujet aussi âpre. Le film doit beaucoup à la justesse de ses actrices et aux punchlines des répliques. Karin Viard impressionne par sa force intérieure, et Eye Haïdara par son énergie lumineuse. Laetitia Dosch et Juliette Armanet s’inscrivent avec délicatesse dans ce chœur féminin, incarnant des femmes engagées et solidaires, avec une certaine modernité et sans jamais tomber dans le pathos. La maison des femmes est aussi portée par des hommes qui lui consacrent la même force et la même émotion : Pierre Deladonchamps, Jean‑Charles Clichet, Laurent Stocker ajoutent à la réalité des situations. Entre gravité et respiration lumineuse, le film célèbre la résilience des femmes et l’engagement de celles et ceux qui les accompagnent, rappelant que prendre soin des autres est un enjeu vital pour la société tout entière.

Sortie le 4 mars

© Cinéart