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08.04.2026 → 12.04.2026

Katia Bayer, fondatrice de Format Court : « Le court-métrage, c’est le début du cinéma »

par Yaël Hirsch
03.04.2026

La 7e édition du Festival Format Court se tient du mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026 au Studio des Ursulines qui célèbre ses 100 ans. Au programme : 23 films en compétition, Coltilde Hesme en marraine, une masterclass de Carine Tardieu, des sessions pro (Bourgeois Gaze, Body Horror…) des sessions thématiques (Iran, Ville de Paris, Secrets et tabous) et beaucoup de rencontres avec le public. Katia Bayer, fondatrice du site et du festival, répond à nos questions.

Des succès comme Partir un jour (le court) ou l’engouement pour Deux personnes échangeant de la salive, vainqueur des Oscars, laissent penser que les courts-métrages ont quitté les créneaux spécialisés. Qu’observez-vous comme grands changements depuis 17 ans sur ce format de cinéma ?

Notre point d’observation est double : d’une part par le magazine qui a 17 ans et le festival, qui en est à sa 7e édition. Aux 7 ans du magazine, on avait fait quelque chose pour accompagner cette décennie. Le court métrage, c’est le début du cinéma. Le fait de pouvoir voir ces courts-métrages en salle est une bonheur immense. Et il me semble que, de plus en plus, aussi en salles et par le biais des plateformes,  les courts métrages arrivent à échapper au créneaux cinéphiles de nuit dédier pour toucher le grand public. Certains d’entre eux, comme par exemple, Les Belles cicatrices, de Raphaël Jouzeau circulent énormément. Avec un soutien, désormais ancien pour certains par Arte ou studio canal, mais aussi les possibilité d’interaction avec le grand public qu’offreYouTube. Un autre signe que la visibilité du court-métrage a pu augmenter et que, plus souvent, un long-métrage va conserver le titre du court métrage qui l’a initié.  Enfin, des festivals comme le notre, ou la Fête du court-métrage qui vient de se terminer, permettent réellement au public de rencontrer les équipes et cela change tout.

Comment a eu lieu la rencontre avec la marraine de cette édition, Clotilde Hesme ?

Chaque année c’est un enjeu énorme de trouver un parrain ou une marraine qui accepte de jouer le jeu. Et cela leur porte plutot bonheur si on voit comment ont évolué les carrières de Damien Bonnard et Bastien Bouillon, depuis qu’ils ont été nos parrains ! Nous commencé à échanger avec Clotilde Hesme, il y a deux ans. Cela fait 20 ans qu’elle fait du cinéma et elle continue à tourner des courts-métrages, elle est aussi très engagée dans des combats féministes. En programmant  la séance d’ouverture, j’ai  même découvert des films avec elle que je ne connaissais pas : c’est une vraie question pour les courts métrages, car tous n’ont pas été numérisés et toutes les copies ne sont pas exploitables. On va notamment pouvoir passer Mona et ses voix de Jeanne Delafosse, qui est en compétition au festival de cinéma de Brive 2026, un moyen-métrage musical sur la condition des femmes de plus de 40 ans.

Comment est venue l’idée d’une masterclass avec Carine Tardieu ?

Après avoir accueilli Boris Lojkine au festival l’an passé, nous avons le plaisir d’inviter Carine Tardieu, césarisée cette année pour son long, L’attachement. Dans le cadre de cette séance, nous allons projeter son premier court métrage, Les Baisers des autres (2003) qui n’a pas été numérisé. On verra donc l’empreinte du temps sur ce film. J’ai découvert ce film parce que la réalisatrice l’avait posté sur sa chaîne viméo, c’est comme ça que je l’ai découverte. Elle revendique le passage par le court. Dans le cadre du festival, il est crucial qu’ilm’y ait pas que des projections mais ausss des rencontres. Nous avons commencé les masterclasses l’an dernier et cette année il y a une rencontre sur le body horror, une rencontre sur le bourgeois gaze, et cette masterclass avec Carine Tardieu. Elle arrive à un moment intéressant de la réalisatrice qui vient du monde littéraire, qui a fait plusieurs film et alors qu’elle travaille sur son prochain long, je suis contente qu’elle puisse venir et nous raconter comment elle voit les choses.

Combien de films avez vous reçus pour la compétition?

Nous sommes passas d’environ 900 films à 1 230. C’est énorme, cela représente un quart de films supplémentaires et avec l’équipe, nous avons tout visionné en deux mois, c’est intense.,Cette année nous nous sommes ouverts aux films d’école, ce qui a certainement joué. Et puis nous acceptons l’autoproduction eta les films jusqu’à 30 minutes de durée. En revanche, nous ouvrons la compétition à des films au moins co-produits avec la France. Et nous en avons retenu 23 que nous donnons à voir en 5 programmes de films, contre 4 l’an dernier, et ce devant trois jurys et donc 15 jurés. Ce qui est le plus marquant est c’est la diversité des propositions venues de plein de pays du monde, relevant de tous les genres, animation, documentaire, beaucoup de fiction. Il y a également des films qui ont déjà tourné et des films qui sont montrés pour la première fois chez nous.

Pouvez-vous nous parler des séances thématiques  ?

La carte blanche à la Ville de Paris est particulière : peu personnes savent que notre ville dispose d’un fonds de soutien au court métrage depuis plus de vingt ans. Nous consultons ce fonds chaque année lorsque nous programmons le festival. Il a pu aider des cinéastes comme  Alice Diop, ou Céline Devaux lorsqu’elles faisaient des courts-métrages. Le fonds a par exemple soutenu L’avance de Djibi Kebe, qui a remporté le prix cette année au Festival Entrevues de Belfort et était candidat aux Césars. Stéphane Demoustier qui a eu un grand succès avec ses long Borgo et L’inconnu de la Grande Arche, a aussi pu faire deux courts-métrages grâce à de fonds, notamment, Fille du calvaire, que nous avions diffusé au Studio des Ursulines, il y a dix ans. Cécile Ducrocq, sa compagne, était aussi venue présenter La Contre-allée, avec Laure Calamy et c’est assez joli de les retrouver tous les deux cette année, dix ans après.

Evidemment, je fois, je dois aussi évoquer le cycle sur l’Iran. Il y a toujours eu quelque chose en lien avec l’Iran chez Format court. Le Festival a toujours fait très attention au cinéma iranien. Il y a quelque chose qui résonne avec le court dans la manière dont les cinéastes font du cinéma et travaillent autour des tabous et de la censure — Pendant le Covid on avait fait un focus sur Farnoush Samedi et Ali Safari, qui sont passés au long. Une séance où il y avait 4 courts métrages de Farnoosh Samadi. Dès l’automne, il nous a semblé crucial pour cette édition de faire un focus sur le cinéma iranien. On a commencé la programmation, avec le documentaire, Je suis né soldai de Sahara Moeini, qui avait été soumis à la compétition et comme je connaissais Farnoush Samedi, je lui ai demandé de nous permettre de projeter un film. Et puis Internet a été coupé. Par miracle, elle a pu me répondre sur WhatsApp et cela nous a permis de régler la question des droits pour son mais aussi pour The eighty Blows d’Alireza Abbasi et Nili’s moments of solitude de Dorsa Shirazi.

Si vous deviez résumer la spécialité de Format court ?

Beaucoup d’équipes viennent présenter leur film, ce qui nous singularise par rapport à d’autres festivals. Et ce sont les membres du comité de sélection qui animent les débats. Format court est un festival à taille humaine où les gens peuvent se rencontrer.

visuel : Aurélie Lamachere