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05.02.2026 → 08.02.2026

Eike Eller nous parle de la deuxième édition de CinéBaltique

par Arthur Cormerais
28.01.2026

Après avoir été couronné de succès l’an passé, CinéBaltique revient à l’Arlequin début février. Cult.News a donc voulu poser quelques questions à Mme Eike Eller, conseillère culturelle de l’ambassade d’Estonie en France, et coordinatrice générale du festival. De quoi avoir une idée de l’édition tout juste à venir, qui s’annonce à la hauteur de la première !

 

Après une première édition très réussie, peut-on dire que le festival Cinébaltique est devenu un rendez-vous pour les parisiens et les baltes vivant à Paris ?  

 

Le premier festival, l’année dernière, a vraiment dépassé nos attentes et nous en avons été très heureux. Nous avons réussi à attirer l’attention d’un large public ainsi que des professionnels du cinéma, et les communautés locales estoniennes, lettones et lituaniennes ont certainement profité de l’occasion pour découvrir le meilleur des films les plus récents de leurs pays d’origine. Le succès de cette première édition a donné à toutes les parties prenantes, à l’équipe du festival, aux centres du cinéma des pays baltes, aux ambassades à Paris et au cinéma l’Arlequin, le courage et l’envie de poursuivre l’aventure.

 

Les 6 longs-métrages sélectionnés par cette deuxième édition semblent tous proposer une sorte d’immersion dans une ville balte à travers un héros où une héroïne, est-ce voulu? Est-ce en quelque sorte la marque de fabrique du festival? 

C’est vrai que les films sélectionnés pour le festival de cette année se concentrent sur certains lieux, qu’il s’agisse d’une ville en particulier ou même d’un appartement. On peut vraiment considérer cela comme un trait commun à plusieurs films, mais il s’agit plutôt d’un choix des réalisateurs que d’un objectif délibérément recherché par le programmateur du festival.

 

 

Comment la guerre d’Ukraine a-t-elle bouleversé la vie des pays Baltes et leur cinéma  ? 

 

En février prochain, nous commémorerons le triste quatrième anniversaire du début de la guerre totale en Ukraine, qui fait désormais partie de notre quotidien et qui a sans aucun doute influencé le cinéma. Parmi les films au programme, seul un court métrage de Natalia Mirzoyan Winter in March, traite spécifiquement de ce sujet, mais celui-ci est également abordé dans d’autres films, comme par exemple dans le film d’ouverture du festival, Renovation de Gabrielė Urbonaitė ou dans le court métrage Kyiv Cake de Mykyta Lyskov.

 

Pouvez-vous nous parler des films d’animation -courts et longs-  que vous présenterez cette année après le succès de Flow? 

 

Nous sommes très heureux d’offrir au public la possibilité de voir le premier long métrage d’animation du réalisateur de Flow, Gints Zilbalodis, intitulé Ailleurs. Tout comme Flow, ce film convient aussi bien aux petits qu’aux grands, chacun y trouvant son compte. L’animation des pays baltes est réputée pour son haut niveau. Plus d’un tiers des courts métrages au programme de cette année sont des films d’animation. Les réalisateurs ont exploré des techniques très différentes et parfois étonnantes d’animation. Je citerais notamment les films d’animation estoniens, telles que Flow of Being de Helen Unt, ainsi que Winter in March et Kyiv Cake.

 

Pouvez vous nous parler de liens croisés avec d’autres festivals, notamment, cette année la Cinémathèque du documentaire ? 

 

Plusieurs films du festival de l’année dernière ont été remarqués et programmés dans d’autres festivals en France, et une carte blanche a même été accordée à CinéBaltique, ce dont nous sommes bien sûr très heureux. Cette année, nous collaborons avec la Cinémathèque du documentaire par la Bpi, qui organise, de début janvier à mi-mars, la plus grande rétrospective de films documentaires des pays baltes jamais organisée en France, intitulée Poétiques baltes. Ce programme met également l’accent sur les réalisatrices. En collaboration avec ce cycle, nous organisons une séance commune consacrée à l’œuvre de la réalisatrice estonienne Leida Laius. Son court métrage documentaire Enfance, qui figure également au programme de Poétiques baltes, sera projeté en amont d’un long métrage du même réalisateur intitulé Jeux d’enfants.

 

Quel est l’invité que vous avez hâte d’accueillir à Paris et nous présenter ? 

Grace au soutien des centres du cinéma des pays baltes toutes les projections du festival seront accompagnées et le publique aura l’occasion de rencontrer une quinzaine des réalisateurs, producteurs ou acteurs, ce qui est assez exceptionnel et permet d’approfondir encore davantage le contexte des films projetés. Je peux citer par exemple Vytautas Katkus, le réalisateur de The Visitor et chef opérateur de Renovation, Gabrielė Urbonaitė, la réalisatrice de Renovation et Alise Zariņa, la réalisatrice de Flesh, Blood, Even a Heart. Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive.

 

Image: Mme Eike Eller