Dans la collection des projets saugrenus avec Nicolas Cage, le voici affrontant des surfeurs australiens violents. Lorcan Finnegan a beau être à la réalisation, on trouve le film poussif.
Les projets récents avec Nicolas Cage passent ou apparaissent ratés : toujours plus saugrenus, toujours davantage prêts à faire parler d’eux et de lui sur le papier, ils se révèlent souvent décevants à la vision. Trop tenus en bride, à la manière d’Un talent en or massif, de l’un poil décevant Renfield, ou carrément ni faits ni à faire comme Dream scenario. Seuls certains, comme Prisoners of the Ghostland, réservent de vraies petites surprises. Cette fois, le voici au centre d’un long-métrage qui affiche trop de défauts pour réellement convaincre.
Un père vient un matin sur une côte australienne essayer de surfer avec son fils grand ado. C’est là qu’il vivait quand il était jeune et il n’a jamais pu se remettre de devoir partir. A tel point qu’il veut racheter la maison de sa famille, surplombant cette plage. C’est en fait pour ça qu’il est venu… Or sur le sable, un groupe de surfeurs agressifs, tous des hommes, et masculinistes ultra en fin de compte, s’activent et ne laissent pas les étrangers à leur coin approcher. On peut le dire d’emblée, l’action du film ne va pas se dérouler sur une journée. Au bout de vingt-cinq minutes, le fils sera reparti chez lui, et Nick sera seul, progressivement en perdition dans son existence, puis dans ce coin tenu par des hostiles, qui y possèdent tout. Et justement : d’une part, le fait qu’il ne reparte pas apparaît un peu forcé, même s’il veut sa maison à tout prix. D’autre part, toute la dégringolade qu’il va subir va sembler bien, bien longue, exagérément longue.
Apparaissant déjanté au premier abord, le film se révèle en fait assez programmatique : on n’est pas surpris de la progression des événements. Lorsque la fin approche, l’évolution du personnage reste assez peu jubilatoire. Ni touchant ni totalement devenu fou ou méchant lorsque le terme s’approche, le personnage que joue Nick semble falot. On le quitte donc en étant peu exalté. D’autant plus qu’il a fallu subir cette dernière scène sur la plage, forcée et pas crédible, vis-à-vis de l’univers installé par le film. Quant au réalisateur, qui fut remarqué avec Vivarium, on l’oublie. Les noms prometteurs du cinéma et Nick, une alliance qui ne transcende jamais vraiment grand-chose.
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