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Alisa Kovalenko, réalisatrice de « Traces » : « Ces femmes sont les véritables héroïnes. »

par Hannah Starman
26.02.2026

Nous avons rencontré la réalisatrice ukrainienne de 38 ans dans un couloir du troisième étage du Grand Hyatt, où se trouve le Press Center pendant la Berlinale, pour échanger sur son film Traces, dédié aux survivantes des violences sexuelles perpetrées par les troupes russes en Ukraine.

Vous étiez une réalisatrice mondialement reconnue quand vous avez rejoint l’armée ukrainienne. Qu’est-ce qui vous a poussé à troquer votre caméra contre une arme ?

 

C’est la conséquence de tout ce qui s’est passé en Ukraine depuis 2014 et la révolution de Maïdan. J’étais tiraillée entre deux postures : « Dois-je me contenter de documenter les événements ou dois-je y prendre part ? » Pendant la révolution de Maïdan, je m’efforcais de documenter ce qui se passait, mais je construisais aussi des barricades et apportais de l’essence pour les cocktails Molotov. Après, je suis allée dans le Donbass et j’ai essayé de documenter l’agression russe qui avait déjà commencé là-bas. J’ai été capturée au poste de contrôle et interrogée par un officier russe qui m’a violée. J’ai passé quatre jours en captivité et quand ce même officier russe m’a libérée, il m’a dit : « Tu devrais être reconnaissante de ne pas avoir été exécutée. »

 

Avez-vous vu son visage ?

 

Oui. Il ne se cachait pas et il lui aurait été impossible de prétendre qu’il n’était pas russe, son accent était très prononcé. Il m’a même montré son voenny bilet [document d’identité officiel délivré au personnel des forces armées russes] et m’a dit qu’il était là en vacances et qu’il passait ses vacances à aider une « nation sœur ». C’était du n’importe quoi. Comme si un officier russe pouvait partir en vacances dans ces circonstances. J’ai vu et vécu le mal sans fond et j’ai compris ce qui arriverait à mon monde si nous laissions les Russes occuper nos territoires. Tous ceux qui ne seraient pas d’accord seraient violés ou exécutés, voire les deux. Cela a joué un rôle majeur dans ma décision de m’engager dans l’armée en 2022.

 

Comment avez-vous géré ce qui vous est arrivé en 2014 ?

 

Après ma captivité, je suis allée dans le Donbass pour filmer les soldats volontaires qui combattaient là-bas. Je me suis rendue dans les endroits les plus dangereux de la ligne de front en Ukraine. D’une certaine manière, je me suis soignée en allant sur le front, car je pensais qu’il était important de documenter ce qui se passait dans mon pays. Mais même sur la ligne de front dans le Donbass en 2014 et 2015, je sentais que cela ne suffisait pas. Je sentais que je ne faisais pas assez en me contentant de documenter. À l’époque, je me suis promise que si cela se transformait en une véritable invasion, je deviendrais soldat et je combattrai. Et c’est ce qui s’est passé en 2022. À ce moment-là, j’ai senti que la réalisatrice de films documentaires était morte en moi. « Que puis-je faire avec ma caméra alors que des bombes tombent sur ma famille et mes amis ? » J’ai rejoint l’unité de volontaires et je suis allée au front pour combattre.

 

Vous souvenez-vous où vous étiez le 24 février 2022 ?

 

Oui, j’étais dans le train qui reliait Kiev au Donbass. Je suis arrivée dans le Donbass et j’ai passé les premiers jours de l’invasion avec la famille d’un des personnages de mon précédent documentaire, We Will Not Fade Away. J’ai aidé ces jeunes à partir, car ce n’était qu’une question de temps avant que le territoire ne soit occupé.

 

Vous avez donc décidé de vous battre, mais vous avez poussé les autres à partir ?

 

Oui, et avec un réalisateur belge venu travailler sur son film, nous avons pu évacuer deux filles, l’une de mes protagonistes qui étudiait déjà à Kharkiv, et son amie originaire d’une petite ville du Donbass, qui était déjà occupée. Nous avons conduit les deux filles à la frontière polonaise et nous avons tout organisé pour qu’elles puissent se rendre en Belgique en toute sécurité. Après mon retour, j’ai rejoint mon unité de combat.

 

Avez-vous compris à ce moment-là que les viols étaient pratiqués à grande échelle ?

 

Oui.

 

 

 

Avez-vous rencontré d’autres femmes qui avaient été violées ?

 

Rencontrer d’autres survivantes de violences sexuelles a été un long processus. Pendant deux ans, je n’ai jamais parlé à personne de ce qui m’était arrivé. Puis j’ai témoigné devant l’Organisation des droits de l’homme d’Helsinki et il s’est avéré que j’étais la première à le faire. Mais ils m’ont aussi dit que de nombreuses femmes avaient survécu à des violences sexuelles, mais que la stigmatisation était telle qu’aucune n’était prête à témoigner. Il y avait un mur de silence autour du viol. Je me suis donc retrouvée seule avec mon expérience et je me suis à nouveau tue. Néanmoins, le fait d’en avoir parlé a marqué un changement important en moi. J’ai commencé à parler de cette expérience à moi-même et à d’autres personnes.

 

Comment avez-vous rencontré Iryna Dovgan, le personnage principal de Traces ?

 

Iryna m’a invitée à la première réunion des survivantes aux violences sexuelles et à la torture pendant leur captivité dans le Donbass. Elle a contacté l’ONG et leur a demandé de la mettre en relation avec d’autres survivantes. Comme j’avais témoigné, elle a pu me contacter. Son initiative m’a aidée à franchir la deuxième étape dans ma réflexion sur ce qui m’était arrivé, celle où l’on partage son expérience avec des femmes qui ont survécu à la même chose. Cela a été un moment très important pour moi.

 

Les survivantes de violences sexuelles liées au conflit se demandent sans doute pourquoi les soldats violent des femmes qui pourraient parfois être leurs grands-mères ?

 

« Parce qu’ils le peuvent » serait la réponse cynique. Mais il y en a une autre. Je pense que la Russie est un incubateur de violence à différents niveaux. La violence est normalisée en Russie. Il existe même un dicton en russe qui dit : « S’il te bat, c’est qu’il t’aime. » La violence fait partie de cette mentalité, elle est cultivée dans un pays où le recours à la force est normalisé. En temps de guerre, toute cette violence se déchaîne. On a le droit de violer et de torturer, et tout cela est normal. Je pense que c’est la conséquence des centaines d’années de violence au sein de la société russe.

 

Qu’est-ce qui vous a décidé à reprendre la casquette de réalisatrice et à faire Traces ?

 

La décision de réaliser ce film a été prise conjointement. SEMA [le réseau de femmes ukrainiennes ayant subi des violences sexuelles liées au conflit, fondé par Iryna Dovgan] a eu l’opportunité de recevoir une petite subvention pour documenter les crimes contre l’humanité. Nous avons eu une discussion sur Zoom entre les membres du conseil d’administration (cinq femmes survivantes de notre organisation, dont moi-même). Nous étions toutes convaincues que nous devions réaliser un film documentaire qui pourrait devenir un outil important pour préserver la mémoire et briser le silence. Les femmes ont promis de me soutenir. Et j’ai accepté. Traces est la continuation de notre travail commun depuis 2019, notre bébé à toutes. Je n’ai pas pris cette décision seule et je ne suis pas sûre que j’aurais eu la force de le faire toute seule.

 

À quel point a-t-il été difficile pour vous de revivre ces souvenirs ?

 

Cela a été très douloureux. Un jour, Iryna et moi étions dans la région de Kherson et nous avons documenté cinq cas d’histoires très difficiles. Après notre retour à l’hôtel, je me suis allongée sur le lit et j’ai senti un vide abyssal en moi. La concentration de douleur et d’injustice était si insupportable que j’avais l’impression de mourir. Je me disais : « Mon Dieu, comment vais-je pouvoir écouter ces témoignages et les filmer encore et encore ? » Tous les témoignages que j’avais entendus pendant la journée ont commencé à se transformer en cauchemars, tout comme mon histoire. J’ai décidé d’inviter Marysia [Nikitiuk] à se joindre à moi en tant que co-réalisatrice. J’avais besoin d’un soutien artistique.

 

La réalisation du film vous a-t-elle aidée à surmonter votre propre traumatisme ?

 

Oui, la réalisation de Traces m’a aidée à guérir. Après environ un an de travail sur le film et après avoir vu comment des femmes qui avaient été détruites et brisées avaient entamé ce processus de guérison, cela m’a réellement aidé à panser mes blessures, qui avaient été rouvertes au début du film.

 

 

 

Où vivez-vous actuellement ?

 

À Kiev. Toute ma famille est ici. Mon fils aura neuf ans en avril. Mon mari est le correspondant de Libération à Kiev. La vie à Kiev est très difficile en ce moment. Il fait froid et, après l’attaque russe contre nos infrastructures électriques début février, nous avons été privés d’eau et d’électricité pendant près d’une semaine. Il faisait -15 degrés dehors. Nous portions des manteaux d’hiver à la maison et j’ai couvert mon fils de cinq couvertures. Et au milieu de tout cela, je devais me préparer pour la Berlinale : rédiger des textes, donner des interviews et me comporter normalement. Nous sommes habitués à faire face à cela et il est presque effrayant de voir à quel point nous nous sommes adaptés aux événements extrêmes de notre vie, mais parfois, tout explose en vous.

 

Comment gérez-vous ces multiples réalités ?

 

Pour commencer, nous devons nous adapter à de multiples réalités dans notre monde à Kiev. Vous pouvez survivre à d’horribles bombardements pendant la nuit et emmener votre fils à l’école le matin. Vous prenez ensuite un café et la fille à la machine à café vous sourit. Et vous comprenez qu’elle n’a pas fermé l’œil de la nuit. Nous vivons tous dans cette réalité insupportable. Nous n’avons pas le choix. Et il y a eu un moment où une séance photo a été organisée pour les survivantes de violences sexuelles de Traces. La nuit précédente, il y a eu une frappe massive et des explosions partout, et le matin, j’ai vu le message de la styliste : « Alors les filles, vous venez voir les vêtements pour la séance photo ? » Parfois, j’ai du mal à croire que nous vivons tout cela.

 

Votre séjour à Berlin est-il une sorte de répit ou est-ce que le décalage rend les choses pires encore ?

 

Il y a des moments où cette juxtaposition de réalités multiples est douloureuse, mais je suis heureuse que mon film soit projeté à la Berlinale. Je suis fière de voir les survivantes des violences sexuelles ici avec moi, aux côtés des célébrités. Ces femmes sont les véritables héroïnes de la vie réelle et le fait qu’elles soient ici attire au moins une partie de l’attention sur elles. De cette façon, nous pouvons atteindre un certain équilibre entre les célébrités et les véritables héroïnes.

 

Comment le public berlinois a-t-il accueilli le film ?

 

Cela a été un moment incroyable, fait de bonheur et de fierté à travers les larmes. Le public a fait une ovation debout, et j’ai vu des yeux remplis d’émotion, le film avait vraiment touché les gens. J’ai entendu beaucoup de commentaires du public disant que malgré le sujet très lourd, notre film apportait de la lumière et de l’apaisement, un pouvoir épanouissant, même à travers les larmes, une impulsion à agir. Et c’est là que j’ai réalisé que nous avions accompli notre mission. Quelques jours plus tard, on nous a annoncé que le film avait remporté le prix du public, ce qui était un signe encore plus fort. J’espère que cela se traduira par l’unité et la solidarité dans notre lutte contre les atrocités commises par la Russie en Ukraine et contre la violence et son impunité dans le monde.

 

Au-delà de son succès à la Berlinale, quels sont vos espoirs pour le film ?

 

Pour moi, ce film est un moyen d’amplifier la voix des survivantes, afin qu’elles puissent attirer l’attention du monde sur ce mal qui tente d’anéantir toute vie et toute dignité dans notre pays. Nous vivons dans un monde détraqué, où les criminels de guerre foulent les tapis rouges, où toutes les valeurs sont déformées et où nous sommes continuellement manipulés et bombardés de propagande. Nous devons préserver ces témoignages et sauver la mémoire de ce qui s’est passé. Je crois que ce film peut aider les gens à se concentrer sur ce qui est important. J’espère également qu’il encouragera d’autres femmes à témoigner. J’espère qu’il y parviendra grâce à l’empathie envers ces femmes, mais pas une empathie qui compatit, plutôt une empathie qui donne une impulsion, qui peut se transformer en action.

 

Avez-vous des actions spécifiques en vue ?

 

Oui. Nous mènerons une campagne internationale d’impact avec le film, afin de sensibiliser le public aux violences sexuelles massives perpétrées par les troupes russes. Nous organiserons également des projections dans les territoires libérés, en particulier dans la région de Kherson, où de nombreuses femmes ont subi des violences sexuelles liées au conflit pendant l’occupation, et nous tenterons d’engager des conversations sur le sujet. Nous réfléchissons également à différents projets de partenariat, par exemple avec une organisation ukrainienne de femmes avocates, JurFem, dans le but d’intégrer les violences sexuelles liées aux conflits dans les programmes des facultés de droit et peut-être d’y inclure notre film. Il est important que les femmes témoignent, mais il est également important que les personnes qui enquêtent sur ces crimes éprouvent de l’empathie à leur égard. Nous promouvons une approche holistique qui donne la parole aux survivantes, mais qui les soutient et prend soin d’elles aussi.

Visuels : © Sergii Khandushenko © Berlinale