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Maxime Mergalet : « Mon travail, c’est de transmettre la science par l’émotion »

par Melodie Braka
28.03.2026
Maxime Mergalet_baleine

Photographe, réalisateur et explorateur, Maxime Mergalet évolue dans des environnements extrêmes, des vagues aux glaciers. Entre une exposition à l’UNESCO, une autre au Grand Palais et de nouveaux projets, il voyage avec son appareil photo pour connecter science, image et émotion.

Maxime, pouvez-vous vous présenter ?

Maxime Mergalet : J’ai 31 ans, je suis photographe, réalisateur et explorateur. Je travaille dans des milieux difficiles comme les pôles, l’océan ou la haute montagne et à chaque fois, ça demande de nouveaux apprentissages. Il y a des choses qui se transfèrent, notamment sur la gestion du risque, mais il faut toujours repartir à zéro avec les bonnes personnes, c’est une gymnastique à chaque nouvelle aventure.

La photo est arrivée tôt dans ma vie, mon père et mon grand-père m’avaient déjà initié, puis une prof de quatrième m’a vraiment relancé. Elle voulait que je fasse autre chose que les forces spéciales, le projet que j’avais alors, et elle m’a encouragé toute une année. Elle m’a aussi donné deux conseils qui me guident toujours aujourd’hui : croire que tout est possible et ne jamais se fixer de limites.

Comment devient-on photographe aventurier ?

Maxime Mergalet : (il rit) C’est beaucoup de travail et de choix cohérents ! Moi, j’ai commencé dans l’eau, dans les vagues, sans assistance, sans jet ski, juste avec mes palmes et mon caisson étanche. C’est comme ça que je me suis fait connaître, en allant chercher des images au plus près de l’élément.

Après, j’ai découvert les glaciers, surtout l’eau qui s’y cache ! En creusant le sujet, je me suis rendu compte que la communication autour de la cryosphère restait très scientifique, difficile d’accès, et que malgré des décennies d’alertes, ça ne produisait pas forcément d’action. Alors je me suis demandé pourquoi certains messages passent mieux que d’autres. J’ai travaillé un an avec une grande marque engagée dans le Vendée Globe, au sein de leur comité marketing, ce qui m’a permis de comprendre les mécanismes. Si je devais résumer, le marketing touche l’émotion pour amener à l’action, et l’art suscite l’émotion. À partir de là, l’idée s’est imposée assez naturellement, utiliser ces leviers pour parler de science et de nature.

Comment définissez-vous votre style artistique dans un cadre très scientifique ?

Maxime Mergalet : Je cherche une précision presque chirurgicale dans la composition. J’aime les images bien construites, avec des lignes, des symétries et une structure claire. Pour moi, une image est réussie quand on ne peut rien enlever. Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est ce qui touche les gens. Dans les milieux extrêmes, on rencontre souvent des populations avec une relation très forte à la nature, une dimension spirituelle très ancrée. Ça apporte une profondeur humaine, sociale, qui permet de créer un lien immédiat et cette dimension compte autant que le paysage lui-même.

Photographiez-vous de la même façon les vagues et les glaciers ?

Maxime Mergalet : Oui, parce que j’ai besoin d’être au plus proche. C’est une pratique engagée, il faut accepter une part de risque, tout en essayant de la maîtriser au maximum. Je travaille toujours beaucoup en amont pour comprendre l’environnement, anticiper et réduire les dangers. La peur est là avant, mais une fois qu’on décide d’y aller, il ne faut plus la garder, sinon elle nous envahit et on fait des erreurs. Il faut donc être lucide, bien préparé, et accepter que le risque zéro n’existe pas.

Maxime Mergalet _baleines

Avez-vous un élément préféré ?

Maxime Mergalet : L’eau, sous toutes ses formes. Liquide ou solide, peu importe, tant qu’il y a ce mouvement vivant. Je suis moins attiré par les milieux secs, j’ai besoin de transformation.

Qui vous a formé dans ces environnements extrêmes ?

Maxime Mergalet : J’ai beaucoup appris avec Sébastien Roubinet, avec qui j’ai fait mes premières expéditions polaires et ma première traversée, il a une approche simple et directe. Plus récemment, Vincent Colliard, qui a traversé le pôle Sud en solitaire, m’a sensibilisé à la connaissance du corps et du milieu, notamment en altitude. Et en mer, naviguer avec Franck Cammas change la façon de voir les choses, rien n’est laissé au hasard, chaque détail compte, et dans mon travail, je ne peux pas faire autrement.

Vous parlez souvent de responsabilité, vous la ressentez vraiment ?

Maxime Mergalet : Oui, c’est un sentiment de gratitude, la nature me donne des expériences fortes, et j’ai envie de la protéger en retour. Je l’ai vue évoluer ces dernières années, pas forcément dans le bon sens, le problème, c’est que le discours scientifique reste souvent rationnel, parfois culpabilisant, alors que le grand public fonctionne davantage à l’émotion. Il faut un pont entre les deux. Moi, je me vois comme quelqu’un qui essaie de traduire, de rendre ces sujets accessibles sans les dénaturer.

Justement, vous travaillez avec des créateurs de contenu, cela fait-il partie de votre démarche ?

Maxime Mergalet : Les créateurs répondent à une demande, et aujourd’hui, les gens s’attachent plus à une personne qu’à une marque. Leur capacité à toucher un public est énorme ! Ce qui m’intéresse, c’est d’emmener des profils déjà suivis à vivre une expérience forte, puis de laisser cette expérience parler. Avec Natoo, par exemple, sur le projet « Un souffle de vie », elle a parlé du plus beau projet de sa vie. Ce type de réaction, quand elle est sincère, touche immédiatement les gens, et c’est là que quelque chose se passe !

Que présentez-vous à « Change Now » et au « Festival Faites des vagues » ?

Maxime Mergalet : Les photos faites avec Natoo autour des baleines, c’est la même série que celle présentée lors de l’avant-première, et elle voyage dans ces deux événements. J’ai eu plusieurs expos récemment, notamment à l’UNESCO sur les glaciers et à Épinal pour la biennale, et là on revient à l’océan.

Quel est votre projet le plus ambitieux aujourd’hui ?

Maxime Mergalet : J’aimerais créer une grande expo immersive au Grand Palais, autour de l’eau sous toutes ses formes, océans et glaciers. Le but serait de faire ressentir aux visiteurs ce que je vis sur le terrain, via l’image, le son, voire l’odeur. Je travaille notamment sur le parfum des glaciers, pour que même quelqu’un qui ne voit pas puisse vivre l’expo. La dimension sonore est aussi importante, liée à mon histoire familiale, et puis il y a toute une réflexion sur la vidéo et la projection, la manière d’habiter un lieu sans le dénaturer. Si j’arrive à recréer, même en partie, ce que l’on ressent à 200 mètres sous la glace, alors ce sera gagné.

Propos recueillis par Mélodie Braka
Photographies : Maxime Mergalet

Informations pratiques

« Festival Faites des vagues »

Du 27 mars 2026 au 29 mars 2026

Le Dôme de Houilles
8 Rue Félix Toussaint
78800 Houilles

Entrée libre

Plus d’informations

 

« Change Now »

Mercredi 1er avril – ouverture au grand public de 13h à 19h30

Le Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

12 euros

Plus d’informations