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Le retour controversé de la Russie à la Biennale de Venise

par Kenza Boumahdi
13.03.2026

À quelques mois de l’ouverture de la Biennale de Venise, l’un des rendez-vous les plus prestigieux de l’art contemporain, une polémique agite déjà le monde culturel. L’édition 2026, qui se tiendra du 9 mai au 22 novembre sous le titre In Minor Keys, pourrait marquer le retour de la Russie à la manifestation, quatre ans après son exclusion à la suite de l’invasion de l’Ukraine – qui ne semble plus être au goût des médias mais qui est toujours en cours.

Depuis l’annonce de cette participation, les critiques se multiplient, l’Ukraine a officiellement appelé les organisateurs à revenir sur leur décision. Dans un communiqué commun, le ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiha et la ministre de la Culture Tetiana Berejna estiment qu’autoriser la présence d’un pavillon russe dans ce contexte serait « inacceptable ». Selon Kiev, la guerre déclenchée en 2022 par le président russe Vladimir Poutine aurait déjà coûté la vie à des centaines d’artistes et de professionnels des médias, tandis que de nombreux sites culturels ukrainiens ont été endommagés ou détruits.

 

Une décision qui divise l’Europe

 

La controverse dépasse largement le cadre artistique, puisque plusieurs responsables politiques européens ont dénoncé la décision, estimant qu’elle pourrait envoyer un signal contradictoire alors que le conflit, bien que moins médiatisé, est toujours d’actualité ! Des députés européens ont ainsi mis en garde contre le risque de « légitimer un régime responsable de violences persistantes ».

La vice-présidente de la Commission européenne, Henna Virkkunen, a également évoqué la possibilité de suspendre certaines subventions européennes accordées à la Biennale si la participation russe était confirmée. Pour Bruxelles, permettre à la Russie de revenir dans un événement culturel d’une telle visibilité pourrait être difficilement compatible avec la position adoptée par l’Union européenne depuis le début de la guerre.

 

L’argument du dialogue culturel

 

Face aux critiques, la direction de la Biennale défend une autre vision, son président, Pietrangelo Buttafuoco, nommé en 2024, affirme que l’événement doit rester un espace ouvert et international. Selon lui, la Biennale est avant tout un lieu de dialogue et de coexistence culturel.

 

« La Biennale est un espace pour la planète entière », a-t-il déclaré, rappelant que chaque pays reconnu par l’Italie peut participer indépendamment. Dans cet esprit, il explique avoir demandé à ses équipes d’inviter des artistes issus de différentes zones de conflit.

 

Une banalisation de l’action Russe

 

Si la décision est maintenue, le pavillon russe accueillera l’exposition The Tree is Rooted in the Sky, réunissant près de quarante artistes autour de performances et d’installations. Ce serait la première participation officielle de la Russie depuis 2022, après son absence lors des deux dernières éditions.

Mais pour de nombreux observateurs, la question dépasse le seul cadre artistique. Elle interroge la place de la culture face aux conflits politiques : doit-elle rester un espace de dialogue ouvert à tous, ou au contraire prendre position lorsque des États sont impliqués dans des guerres ? Quoi qu’il en soit, ce débat rappelle, une fois de plus, combien l’art et la culture peuvent se retrouver au cœur des tensions géopolitiques.