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La compagnie Mazelfreten et son génial « Rave Lucid » sont au Carreau du Temple !

par Chloe Coppalle
11.04.2026

Cette semaine, la compagnie de danse hip hop/électro Mazelfreten continue de tourner avec Rave Lucid, dont le succès ne démord pas. Une pièce sur les références aux 2000’s, à la jeunesse, à la danse, et à la fête. Un sans faute !

En ce début de printemps, rien n’arrête Mazelfreten, qui enchaînent les dates. Dans leur agenda du mois d’avril, Memento, le génial Hervé&Mazelfreten, et leur classique Rave Lucid. Après Untitled et Perception, cette troisième création était un pari audacieux : les deux premières pièces sont des duos, la nouvelle rassemble dix danseurs et danseuses. C’est leur pièce – hors collaboration, la plus dense en terme de nombre. On y découvre d’entrée de jeu tous les ingrédients qui font le succès et l’identité de la compagnie.

 

Rave Lucid pose les bases

 

Le spectacle commence par un tableau de groupe placé en pyramide. Soudain, d’un coup d’un seul, tout commence ! On entend tout de suite des « Whaaa ». La musique, le rythme, la danse, c’est l’énergie folle de Mazelfreten qui emporte immédiatement la salle. Et c’est ce qu’on aime chez eux. L’énergie, la bonne ambiance qui règne entre les danseurs et qui transpire dans la salle, les sourires sur les visages. On a envie de venir danser avec eux. La pièce est à son énième représentation, mais on a l’impression que les danseurs ne la jouent que pour la troisième fois. Cette ouverture pyramidale, on la retrouvera dans Obscurité, pensée par Maud Le Pladec pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2024. Avec Mazelfreten, il n’y a pas de graduation, d’ouverture en crescendo, d’entrée en matière, d’arrivée sur scène. On démarre tout de suite, en groupe, d’un coup, et on ne s’arrête pas jusqu’à la fin de la chorégraphie. Cette dynamique structurelle fonctionne très bien parce qu’elle captive l’attention de la salle de la première à la dernière note du spectacle. Ce type d’ouverture et la linéarité de ce rythme soutenu font le succès de la troupe.

 

Un spectacle de battles, d’ambiance, de nuit

 

Comme le rappelle SCH dans Deux Mille : on est né avant les années 2000. Nous n’avons pas vu voler les automobiles, mais nous avons quand même grandi durant cette période. Esthétiquement audacieuses, les années 2000’s ont ouvert un millénaire avec des codes, des looks, et des références qui font beaucoup rire aujourd’hui, mais qu’on regarde aussi avec beaucoup de nostalgie.

 

Et dans ces références, il y a bien sûr la Tecktonik qui nous accueille lors de notre entrée au collège. On est en 6ème : entre Tokio Hotel et l’électro, que demande le peuple ? Il demande des souvenirs plein la tête, et notamment celui des battles de Tecktonik dans la cour de récré. Ce qui était dingue, c’était tout l’univers marketing qu’il y avait autour. Les slims noirs, la micro-crète dans les cheveux, réalisée avec beaucoup de gel, les poignets éponge en damier blanc, rouge ou bleu et noir, les boucles d’oreilles Virus … Cette mode est arrivée et est partie d’un coup. Malgré ses références stylistiques particulièrement dans leur jus, elle laisse derrière elle de bons souvenirs de récré. Avec les battles et les danses, il y avait une ambiance plutôt cool, entre incompréhension des uns et spectacle absolu pour d’autres. Entre eux et elles, des élèves regardent. Cet essor pourrait être le point de départ. Dans le dossier de production de Rave Lucid, il est écrit que Mazelfreten est « très lucide sur la surmédiatisation qui a entouré, dans les années 2000, l’émergence de la marque Tecktonik », et qu’ils en« « réutilisent ici les codes et techniques de la danse électro ». On en reconnait tout de suite les pas au début du spectacle, pour aller davantage vers l’univers des battles par la suite. On entend les danseurs se relancer, s’ambiancer, dans un espace scénique proche du bord de la scène et donc près de la salle, nous donnant parfois l’impression d’être de la partie. Et enfin, dans Rave Lucid, il y a la rave, matérialisée par la lumière de Judith Leray qui reproduit les éclairages saccadés et colorés des clubs.

 

Rave Lucid, c’est l’ensemble de ces univers. Entre chaque ambiance, spectateurs et spectatrices sont invité.es à voir, à danser, encore et encore. Assister à une chorégraphie si dense en terme d’électro, de placements, d’énergie, et surtout, de générosité sur scène, c’est vraiment passer un très bon moment !

 

Rave Lucid ou comment danser la mélancolie et l’espace intime avec l’électro

 

Parallèlement aux références festives et à l’univers du groupe, il y a ces tableaux aux résonances lyriques et froides accompagnés par des lumières franches. Les contrastes blanc/noir sont forts grâce à un spot qui tranche avec l’obscurité de la scène. Ces passages plus réflectifs donnent de la place à des solos ou des duos aux très belles tonalités intimes. Les basses résonnent comme les battements du cœur. L’avantage de l’électro est qu’il se danse beaucoup avec le haut du corps. On découvre qu’il peut y avoir une dimension très personnelle, loin de l’ambiance festive à laquelle il est uniquement associé. Rave Lucid montre que l’électro est aussi une danse pour enlacer ou pour dessiner le tourbillon mental qu’on veut voir sortir de sa tête.

 

Avec Mazelfreten, on est toujours surpris de retrouver la même symbiose à chaque nouvelle création, le même enthousiasme des danseurs. Leur joie de danser et d’être ensemble transpire dans la salle ! On est touché de recevoir la générosité de Rave Lucid. Un grand bravo, et un grand merci !

visuel :  Jonathan Lutumba

Création 2022

Chorégraphie : Laura Defretin & Brandon Masele
Interprètes : Filipe Francisco Pereira Silva, Jade Jaddow Mienandi, Océane Haja Maréchal,  Alice Aliché Lemonnier, Marie Marijuana Levenez, Adrien Vexus Larrazet, Brandon Miel Masele, Maelo Hernandez, Lorenzo Da Silva Dasse, Théa Hypnose Haggiag-Meier

Création lumière : Judith Leray / Jeremy Hoyau (reprise)
Création musicale : NikiT / Ino & Fille de Minuit
Costumes : Sting Masele & Emma Deat

Production : Cie Mazelfreten
Chargée de production et d’administration : Carline De Castro
Diffusion : Kinetic (Antonin Coutouly)

Coproduction : IADU La Villette, Théâtre de la Ville Danse Élargie, Ballet National de Marseille – (LA) HORDE, DRAC ile de France, Points Communs Nouvelle Scène nationale de Cergy-Pontoise – Val d’Oise , CDLP P.Doussaint GPS&O, DCA Philippe Découflé

Avec le soutien de la MTD d’Epinay, du département Seine Saint-Denis et du mécénat de la Caisse des Dépôts