Mélissa Polonie est engagée par Clément Hervieu-Léger, administrateur général, en tant que pensionnaire de la Comédie-Française à partir du 1er janvier 2026. La comédienne poursuit cette saison plusieurs projets sur les scènes parisiennes.
Il y a des trajectoires qui avancent avec une précision remarquable. Celle de Mélissa Polonie, désormais pensionnaire de la Comédie-Française à compter du 1er janvier 2026, en fait partie. L’annonce, publiée par l’institution sur Instagram le lundi 5 janvier, consacre une ascension patiente, nourrie de travail, pour celle qui était déjà artiste auxiliaire de la troupe depuis le 22 septembre 2025.
Récemment, on a pu la découvrir sur grand écran dans Anges & Cie de Vladimir Rodionov et McWalter de Simon Astier. Mais, c’est aussi et surtout sur scène que sa carrière se dessine. Elle fait ses débuts à la Comédie française dans le rôle de Clara dans Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit, mise en scène par Johanna Boyé. Cette saison, elle poursuivra avec Freya dans Bestioles de Lachlan Philpott, prêtera sa voix à La Ballade de Souchon au Théâtre Montparnasse, avant de devenir Urbain dans La Vie parisienne d’Offenbach au Châtelet sous la direction de Valérie Lesort.
Du chemin a été parcouru depuis le Conservatoire municipal de musique et d’art dramatique de Saint-Laurent-du-Var. En 2018, Irina Brook la met en scène au Théâtre national de Nice dans Le Songe d’une heure, puis elle s’empare de Feydeau, revisité en comédie musicale avec la compagnie Les Collectionneurs (On purge bébé), avant de gagner Paris et d’intégrer la Classe libre du Cours Florent, où elle se voit décerner le Prix Olga Horstig en 2023. Créé en 2002, il a pour vocation de mettre en lumière une sélection d’étudiants comédiens sortants. Elle rejoint ensuite la troupe du Théâtre de la Ville, où Emmanuel Demarcy-Mota la dirige dans Wanted Petula de Fabrice Melquiot en 2023, puis dans Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, où elle interprète Puck en 2024.
Visuel : © Nadège Le Lezec