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Jérémy Guez : « Dans l’écriture de B.R.I., nous avons préféré une montée en puissance »

par Yaël Hirsch
21.01.2026

Le scénariste Jérémy Guez revient sur l’écriture de la saison 2 de B.R.I., ses choix d’intrigue, l’immersion auprès de la BRI et la construction de personnages réalistes et attachants. Rendez-vous dans les coulisses d’une série qu’on ne lâche pas, quelque part entre action, tension et intimité maîtrisée.

Aviez-vous prévu la deuxième saison de B.R.I. dès l’origine du projet ?

 

Nous avons commencé avec l’idée de tourner trois saisons avec des lignes de fuite éventuelles pour le quatrième et le cinquième saison. On savait que la deuxième saison se déroulerait quelques semaines après la fin de la première, dans la suite de la série. L’intrigue prend donc ses racines dans la première saison qui n’est pas bouclée. Mais entre le fait de placer quelques pions dans l’éventualité d’une saison deux et l’écrire, il y a un monde. Et il y a eu deux ans d’écriture.

 

Comment avez-vous documenté vos scénarios  ?

 

On peut dire que je ne suis pas un grand naturaliste. J’aime bien partir du réel, mais j’ai passé beaucoup de temps avec la BRI pour les détails, l’équipement, etc.. Il s’agissait de pouvoir recouvrir de fiction ce que j’avais vu. Après, sur le fond des dossiers, j’ai pu me baser sur certaines affaires qu’ils ont eues, extrapoler ou les recouper avec d’autres affaires. Mais le travail de documentation concerne surtout des détails très concrets du travail au quotidien.

 

Quelle est la marque de fabrique des personnages  et donc de la série ?

 

BRI, c’est en effet une série particulière. On n’entre dans l’intimité des gens que par l’action. On n’a pas accès à l’intimité des personnages, en dehors de ce qui s’est passé au travail. Ce n’est donc pas intimiste au sens traditionnel. C’est un peu l’opposé du feuilleton. J’aime le principe du showrunner et le remettre au goût aujourd’hui. À l’heure où les séries ont tendance à donner le plus lourd dès le premier épisode pour briguer immédiatement de forts scores d’audience, je préfère une montée en puissance. Et dans B.R.I., il y a un climax et une catharsis complète dans le dernier épisode. C’est aussi assez vertueux et permet de ne pas commencer par de grosses scènes d’actions pour enchaîner ensuite les dialogues et décevoir les publics. On avance ainsi d’équilibre en équilibre pour tenter de faire que chaque épisode soit mieux que le précédent. Nous finissons par un épisode en vase clos avec deux terrains, la terre et la mer, qui soient étanches. On est quasiment dans un chasing movie, le temps des 52 minutes du deuxième épisode.

 

Comment décririez-vous le travail avec les acteurs et le casting ?

 

La force du casting c’est que l’équipe est tellement soudée ! Il y a une telle sensation de groupe quand on les voit, un truc d’empathie directe, même quand je travaille avec eux. Et c’est cela qui infuse les textes qu’on leur donne.

 

Il semble que vous ayez un penchant pour les méchants, avec un code de l’honneur…

 

C’est plus agréable d’écrire des méchants qui sont des gentils leurs zones d’ombre, que comme des personnages très monolithiques. Je trouve cela ennuyeux. Et dans cette saison 2, les personnages principaux ne sont pas encore abîmés par la vie, mais il commence à leur arriver des galères et l’enjeu est de voir comment ils répondent. Mais il est vrai que le personnage de Jean Khodja, interprété par Hugo Dillon, est bourré de contradictions. C’est une sorte de samouraï errant à la recherche d’un maître pour fixer ses démons et soulager sa culpabilité… C’est plus passionnant pour un auteur de creuser ce type ode personnage que de décrire des caractères trop terre-à-terre.

 

Comme on ne sait rien des personnages hors de leur boulot, comment travaillez-vous leur interprétation avec les acteurs et actrices ?

 

Il y a des comédiens  et comédiennes qui aiment savoir tout de la trajectoire de leur personnage et d’autres beaucoup moins. On fait un travail conséquent pour espérer trouver la note juste. Saïd a un côté assez détaché, quand il parle volontairement zen, très délié. Il cache un truc, il gère ses traumatismes de l’armée. Et ceci est mis en place dès la saison 1. Sofian Khammes a eu l’intuition géniale de le faire parler comme un manager d’équipe et de lui donner un côté zen et détaché. Il a ainsi évité de tomber dans la caricature du soldat meneur d’hommes. C’est un parti pris d’interprétation et cela permet d’éviter  la vision traditionnelle du « mâle alpha» et ses stéréotypes.

 

Et d’ailleurs avec les personnages interprétés par Ophélie Bau, Nina Meurisse et Emmanuelle Devos, ce sont les femmes qui mènent le bal dans cette deuxième saison…

 

Il est vrai que Vanessa (interprétée par Ophélie Bau) a eu une promotion. En même temps, c’est normal que sa cheffe la choisisse elle. Elles ont un passif et elle peut s’identifier à une autre femme, plus jeune. En même temps, j’écris des personnages, je n’écris pas un genre ou l’appréhension qu’on a d’un genre en fiction. Je ne fais jamais le tri, je cherche…

 

Avez-vous déjà placé des éléments dans la saison 2 qui nous aiguilleraient sur la saison 3 ?

 

Évidemment je ne peux pas en dire beaucoup, mais le groupe partira, forcément éclaté, aux quatre coins de la France.

Pour lire notre chronique de la Deuxième saison de B.R.I., c’est par ici. 

© Caroline Dubois / Cheyenne Federation / CANAL+