Le 5 février 2026, le Cinéma L’Arlequin a accueilli la soirée d’ouverture de la deuxième édition de CinéBaltique dans une atmosphère à la fois chaleureuse et attentive. Autour d’un cocktail, conversations en plusieurs langues se sont entremêlées, réunissant cinéastes, professionnels du secteur, membres des communautés baltes et spectateurs curieux. Une ouverture à l’image du festival : conviviale, ouverte et profondément cinéphile
La projection de Renovation, premier long métrage de Gabrielė Urbonaitė, a donné le ton de cette édition. Présenté en présence de l’acteur Šarūnas Zenkevičius et du chef opérateur Vytautas Katkus, le film a été suivi d’un échange nourri avec le public. Les discussions ont porté sur le travail sonore ces bruits de chantier omniprésents qui accompagnent les doutes d’Ilona mais aussi sur la construction visuelle du film et son ancrage dans une Vilnius contemporaine, traversée par des questionnements intimes et politiques. Un débat sincère, révélateur de l’attention que le festival porte au dialogue entre œuvres et spectateurs.
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Pour Eike Eller, coordinatrice générale du festival, cette deuxième édition prolonge l’élan collectif né l’an dernier. Elle se réjouit de voir CinéBaltique devenir un espace de rencontres où se croisent publics français, diasporas baltes et professionnels du cinéma, et où ces films, encore trop rares en France, peuvent être découverts et discutés dans un cadre privilégié.
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Les jours suivants confirment cette ambition. Le festival propose notamment plusieurs programmes de courts et longs métrages venus d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie, la projection de The Visitor de Vytautas Katkus, ou encore Flesh, Blood, Even a Heart d’Alise Zariņa. Sans oublier une place importante accordée à l’animation avec Ailleurs de Gints Zilbalodis, et un regard patrimonial porté sur le cinéma estonien avec Jeux d’enfants de Leida Laius.
Jusqu’au 8 février, CinéBaltique confirme ainsi sa vocation : offrir un panorama sensible et exigeant du cinéma balte contemporain, tout en faisant de chaque projection un moment d’échange vivant. Un festival qui, dès sa soirée d’ouverture, donne envie de s’y attarder.