L’autrice de Un simple dîner (2023) est de retour chez Calmann-Lévy en cette rentrée littéraire 2025 et nous propose de suivre une femme en cavale, Celle qui fugue. Jusqu’à quand ?
Lorsque son mari la quitte après des années de couple conflictuel, mais fonctionnel, le monde d’Alice s’écroule. Elle demande un temps d’adaptation, stoppe la discussion, fait sa valise et part de l’autre côté de la Méditerranée, en Corse. Sans rien dire, elle revient, reprend son métier de praticienne dans un laboratoire d’analyse et erre la nuit dans la ville, incapable de se confronter à la réalité en voyant son ex-mari ou sa fille. Sur son chemin, elle croise une jeune assistante maternelle qui l’aide et qu’elle peut peut-être aider en retour…
Alice ne dort plus, ne mange plus, ne travaille plus. Elle erre la nuit depuis que son compagnon de toujours et père de sa fille lui a dit qu’il la quittait. Il a parlé et elle a tout laissé pour partir en Corse dont elle est vite revenue pour se terrer dans un hôtel. La seule chose qui la tient debout, c’est d’aller chercher sa fille à l’école et de la ramener à ce qui a été son domicile avant de retourner s’effondrer dans sa chambre d’hôtel triste et trop chère pour elle. C’est la nuit qu’elle vit presque le plus, lors de grandes errances dans la ville.
Dans une langue simple et poignante, Cécile Tlili exprime – quasiment « en temps réel » toutes les nuances de cette première phase de deuil qu’est le refus. Le temps s’arrête, l’errance vient faire écho à la perte totale de repères, mais la vie reprend ses droits… Un texte dense et puissant qu’on pourrait bien retrouver sur les listes de cette Rentrée littéraire 2025.
Cécile Tlili, Celle qui fugue, Calmann-Lévy Littérature, 180 p., 18,50 euros. Sortie le 20/08/2025.
Visuel : © Couverture du livre