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Blandine Dujardin Patural : « Nous avions envie de traduire les engagements politiques de David Bobée au sein de l’école »

par Amélie Blaustein-Niddam
30.03.2024

Blandine Dujardin Patural est la directrice adjointe du Théâtre du Nord et de l’École du Nord. Nous l’avons rencontrée en ce mois de mars 2024 pour parler de la spécificité de cet enseignement très proche du plateau.

Depuis quand existe l’École du Nord ? 

 

Cette année, l’École du Nord célèbre son vingtième anniversaire.Fondée en 2003 par Stuart Seide sous le nom de l’EPSAD, l’école a connu plusieurs changements de nom et de direction au fil des années.En 2014, Christophe Rauck a pris la tête de l’institution, suivi par David Bobée en 2020, qui la dirige actuellement.

 

Quelle est la différence entre l’école version David Bobée et version Christophe Rauck ?

L’École du Nord a conservé son nom officiel depuis sa création en 2003. La seule modification notable a été le changement de nom de la promotion d’élèves en «Studio 7» par David Bobée lors de sa prise de direction en 2020. Ce clin d’œil à l’histoire du théâtre russe et à Kirill Serebrennikov reflète une des différences fondamentales entre les approches de Bobée et de son prédécesseur, Christophe Rauck.

Christophe Rauck, grand amateur du texte, a notamment créé une section d’auteurs au sein de l’école, toujours active aujourd’hui. David Bobée, quant à lui, a apporté une approche résolument transdisciplinaire. Il encourage les rencontres entre les élèves et des artistes aux pratiques variées, incluant la danse, le cirque, la musique et la vidéo. Cette ouverture se traduit naturellement dans le programme pédagogique.

Soucieux de traduire les engagements politiques de David Bobée, l’équipe pédagogique a placé la question de l’égalité des chances au cœur du processus de recrutement. L’objectif était d’accueillir une promotion diversifiée, tant en termes de milieux sociaux que de parcours personnels. Cette volonté s’est avérée fructueuse, car la promotion actuelle regroupe des jeunes issus d’horizons très variés. Cette diversité reflète ainsi le projet artistique, mais aussi le projet politique et social de l’école sous la direction de David Bobée.

Comment se passe le recrutement ?

 

Le Studio 8, la nouvelle promotion de l’École du Nord, est actuellement en cours de recrutement.

Quatre artistes ont déjà été sélectionné·es pour les sections mise en scène, dramaturgie et écriture, après un examen attentif des 100 dossiers reçus. La rentrée aura lieu en septembre prochain.

980 candidat·es ont été convoqué·es pour des auditions qui se dérouleront la dernière semaine de mars et la première semaine d’avril. Quatre jurys, deux à l’école et deux en externe, auditionneront entre 25 et 26 candidat·es par jour, en s’appuyant sur une étude approfondie de chaque dossier.

À l’issue de ces auditions, 60 candidat·es seront sélectionné·es pour participer à un stage, appelé la deuxième tournée. Ce stage permettra de déterminer les 14 prochains élèves de l’École du Nord.

Ce processus de recrutement rigoureux vise à identifier les talents les plus prometteurs et à garantir la diversité de la promotion.

Est-ce que vous diriez que le fait qu’il y ait une attente, je dirais politique, d’inclusivité, de représentativité, est particulière à cette école-là?

Les élèves du Studio 7 nous confient se sentir un peu à part. Cela s’explique par plusieurs facteurs.

Premièrement, la taille réduite de l’école, avec un seul groupe de 20 élèves pour un cursus de trois ans, favorise un sentiment de cohésion et d’appartenance à une petite famille.

Deuxièmement, le voyage au Congo organisé par l’école a joué un rôle important dans la création de cette singularité. Ce voyage n’était pas un simple périple touristique. David Bobée, fondateur de l’école, était convaincu qu’il était essentiel pour les élèves privilégiés d’un pays européen de découvrir l’écriture et le théâtre du Sud.

Cette expérience unique a marqué les élèves et les a différenciés des autres écoles. L’équipe pédagogique a placé cette rencontre au cœur du projet pédagogique, car elle considère qu’il est fondamental de décentrer le regard des élèves et de leur faire vivre des expériences enrichissantes.

Le voyage au Congo, organisé grâce à Pierre Claver Mabiala, reste une expérience unique que seuls les élèves de l’École du Nord ont vécue. C’est un élément fondateur de leur identité et un souvenir précieux qu’ils et elles partagent.

 

Que signifie une école dans un théâtre ?

L’École du Nord se distingue par son lien unique avec un centre dramatique national, le Théâtre du Nord. Ce lien se traduit par une direction commune, nommée par le ministère de la Culture.

En effet, les candidatures pour la direction de l’école et du théâtre sont simultanées. Cela signifie que les candidat·es doivent proposer un projet artistique cohérent pour les deux institutions.

Ainsi, l’École du Nord est intrinsèquement liée au Théâtre du Nord. Cette relation permet aux élèves de bénéficier d’une proximité avec des artistes professionnel·les et d’une immersion dans le monde du théâtre dès leur formation.

Ce lien unique est un élément essentiel de l’identité de l’École du Nord et contribue à la qualité de sa formation.

 

Est-ce que cela veut dire que le directeur de l’École du Nord est aussi un directeur pédagogique ?

Le directeur pédagogique joue un rôle crucial dans le fonctionnement de l’École du Nord. Il est responsable de la maquette pédagogique et veille à la cohérence du programme d’enseignement.

L’une des particularités de l’École du Nord réside dans son adjonction à un centre dramatique national. Cette proximité avec un lieu de création offre aux élèves une expérience unique.

En effet, les élèves ne sont pas de simples spectateurs·rices. Iels participent activement à la vie du théâtre en tant qu’ouvreurs·euses. Cette immersion dans le monde professionnel leur permet d’observer de près le fonctionnement d’un CDN et d’acquérir une connaissance pratique du métier.

De plus, l’école propose des formations spécifiques en lien avec le théâtre. Les élèves ont l’opportunité de participer à des briefs avec le secrétaire général et d’aborder des questions critiques telles que l’analyse d’un spectacle ou la dramaturgie.

Cette implication dans la vie du théâtre est un élément essentiel de la formation proposée par l’École du Nord. Elle permet aux élèves de développer une compréhension approfondie du métier et de se préparer à leur future carrière.

Quel est le programme de l’école ?

Le principe, et c’était déjà le cas avec Christophe Rauck, repose sur des stages longs. Autrement dit, un ou une artiste arrive pour au moins trois semaines. Ensuite, le programme est construit par David Bobée, qui a préalablement défini la tâche avec cet artiste et a explicité ce qui était attendu en fonction de sa spécialité. Les stages durent donc de trois à six semaines.

La plupart des stages sont de véritables espaces clos de travail. Ils peuvent donner lieu à une ouverture pour montrer le travail, mais pas forcément. Certains sont ce qu’on appelle des stages « création », et c’était surtout le cas cette année. Autrement dit, on se met en logique de création, et à la fin, le travail rencontre un public. C’est ce qui s’est passé par exemple avec Pascal Rambert. Il a écrit une partition pour les élèves et les a fait travailler comme dans le cas d’une production classique. Cela a donné Seize au centre, pièce qui a été produite cinq fois dans la grande salle du Théâtre du Nord.

Dans ce cas, le processus pédagogique permet d’être dirigé, mais dans un cadre de sécurité d’école, où les élèves sont à l’abri. Qu’est-ce que cela représente de rencontrer le public cinq fois de suite ? Enfin, voilà tous les enjeux pédagogiques qui sont là.

 

Y a t-il des cours au sens universitaire du terme ? 

L’École du Nord a développé un programme pédagogique unique en collaboration avec l’Université de Lille. Ce programme permet aux élèves d’obtenir une licence en même temps que leur formation d’acteur·rice ou d’auteur·ice.

L’université s’adapte aux horaires atypiques des élèves en dispensant les cours directement à l’école. Cette collaboration garantit une formation académique rigoureuse et accessible.

Le sport occupe également une place importante dans le programme. Conscients de l’importance du corps dans le métier d’acteur·rice, les responsables de l’école ont intégré des cours de sport adaptés aux besoins des élèves.

L’anglais est également obligatoire afin de préparer les élèves à une carrière internationale.

Des cours professionnalisants sur la production, le budget, la diffusion et la communication complètent la formation.

Enfin, les rencontres professionnelles permettent aux élèves d’échanger avec des professionnel·les du spectacle vivant et de découvrir les différentes facettes du métier.

Ce programme pédagogique complet et innovant offre aux élèves de l’École du Nord toutes les clés pour réussir leur future carrière.

Nous nous rencontrons aujourd’hui parce que je viens voir Woke ce soir. C’est un spectacle auquel la promotion participe. Comment ça se passe ? Est-ce qu’il y a toujours des élèves qui interviennent dans les productions du Théâtre du Nord ? 

 

L’École du Nord veille à préserver un certain cloisonnement entre la saison du Théâtre du Nord et la formation des élèves. Cette séparation permet aux élèves de se concentrer pleinement sur leur apprentissage durant les deux premières années.

L’objectif est clair : offrir aux élèves un environnement propice à l’acquisition des fondamentaux du métier d’acteur·rice ou d’auteur·ice.

Cependant, quelques exceptions existent. David Bobée, par exemple, a ponctuellement intégré des élèves de première année à des productions, comme pour la pièce « Peer Gynt ».

En troisième année, l’approche pédagogique évolue. L’école s’ouvre davantage au monde professionnel, permettant aux élèves de participer à des projets en collaboration avec le théâtre.

C’est dans cette optique que s’inscrit le projet « Woke ». Un comédien étant absent, Virginie Despentes a fait appel à un élève de l’école, découvrant ainsi un vivier de talents potentiels.

De telles collaborations ponctuelles offrent aux élèves l’opportunité de se confronter au public, d’acquérir de l’expérience et de gagner de l’argent.

L’école se préoccupe également de la situation financière de ses élèves. Consciente de la précarité qui touche les étudiant·e.s, elle encourage les collaborations ponctuelles avec le théâtre, à condition qu’elles ne perturbent pas le cursus scolaire.

En résumé, l’École du Nord adopte une approche pédagogique progressive. Les deux premières années sont consacrées à l’apprentissage des fondamentaux, tandis que la troisième année offre une ouverture vers le monde professionnel. Cette approche permet aux élèves de se préparer au mieux à leur future carrière.

Est-ce qu’il y a un spectacle de fin d’année où ils sont tous et toutes présent.e.s ?

 

Cette année, la promotion 2024 de l’École du Nord a la chance de présenter deux spectacles de fin d’année.

Le premier, « Seize au centre », a déjà eu lieu il y a quelques semaines. Il s’agissait d’une création collective des élèves, interprétée par les 16 comédiens et comédiennes de la promotion.

Le second spectacle, « Tragédie », est prévu pour le mois de juin. Écrit par les quatre auteuristes de la promotion, il sera mis en scène par leur directeur et parrain de promotion, Éric Lacascade.

Comme pour « Seize au centre », « Tragédie » est un spectacle créé sur mesure pour la promotion.**

La particularité de cette création réside dans sa tournée dans les Hauts-de-France. Grâce à un partenariat entre l’école et plusieurs lieux de la région, les élèves auront l’opportunité de se produire devant un public extérieur.

Cette tournée permettra de poursuivre le travail de mise en avant des élèves et de les aider à trouver du travail. En effet, il s’agira de leur premier cachet professionnel et leur permettra d’acquérir les heures nécessaires à l’ouverture des droits à l’intermittence.

 

Cela fait 20 ans que l’école existe. Est-ce que vous savez ce qu’elles, ils font après ? Est-ce que cela reste une communauté ?

Des collaborations naissent entre les différentes promotions. Des groupes d’artistes se forment, partageant une passion commune et nourrissant une créativité mutuelle. C’est ainsi que des « familles » se constituent, à l’image du groupe du spectacle « Vertige », qui a marqué l’école par son dynamisme et son talent.

Plusieurs anciens élèves de l’École du Nord mènent aujourd’hui de brillantes carrières à l’échelle nationale. Leurs succès nourrissent la fierté de l’école et inspirent les nouvelles générations.

Ces liens créés au sein de l’école ne s’éteignent pas nécessairement avec la fin des études. Bien qu’ils évoluent au fil du temps, ils conservent une dimension particulière. Avoir partagé trois années d’apprentissage et d’expériences intenses forge un lien singulier entre les élèves. Ils ont vécu et grandi ensemble, une aventure humaine qui ne peut que laisser une empreinte durable.

En résumé, l’École du Nord ne se résume pas à un simple lieu d’apprentissage. Elle est un véritable creuset de talents où se tissent des liens profonds et durables, contribuant à l’épanouissement personnel et professionnel des élèves.

Est-ce qu’il y a une petite volonté quand même de la part de la direction actuelle de se dire, si l’une ou l’un d’entre eux fait un spectacle qu’il juge valable, de le programmer parce que ce sont des ancien.e.s de l’école ?

L’École du Nord s’attache à suivre de près le parcours des élèves qui sortent de l’école. Il est naturel de s’attacher à ceux qui ont partagé un projet pédagogique pendant trois ans.

Cependant, la programmation du théâtre est complexe et ne peut pas accueillir tous les anciens élèves. Des choix difficiles doivent être faits en fonction des envies du théâtre et des places disponibles.

Malgré cela, l’école s’efforce de rester informée des activités de ses anciens élèves. Elle les assiste dans leur insertion professionnelle en les programmant, lorsqu’il est possible, et en les accueillant en résidence.

Le dispositif d’insertion de l’école joue également un rôle important. Pendant trois ans, il aide les élèves à trouver des projets professionnels et leur offre un soutien financier.

Ce dispositif permet à l’école de suivre de près l’évolution de ses anciens élèves et de les accompagner dans leurs premiers pas dans le monde professionnel.