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Æther, le nouvel album de Yan Wagner : « Ne pas tricher avec mes émotions »

par Agathe Gareau
03.04.2026

Yan Wagner se confie sur la création de son nouvel album « Æther », disponible le 3 avril. À travers cette interview, il revient sur ses inspirations, sa manière de composer et la place des émotions dans sa musique.

Votre nouvel album s’appelle Æther, comment décririez-vous son univers ? Quelle a été la première image ou sensation que vous avez eue au moment de la création de l’album ?

 

C’est un album qui s’est construit quand même de manière assez progressive. Ça a commencé comme souvent par un processus de constitution d’une palette sonore, ce que j’aime bien en général. Après avoir terminé un disque, j’aime essayer de trouver une façon de changer un peu ma routine, changer ma façon de faire de la musique, essayer de sortir d’un pré carré. Donc ça a été un processus assez progressif, mais je dirais que le maître mot du disque, ça a été de ne pas tricher avec mes émotions. Je crois qu’il y avait vraiment cette idée d’essayer d’aller au plus près des sensations ou des émotions que je pouvais ressentir, et essayer de ne pas trop les travestir. J’ai eu tendance à le faire par le passé, à conserver une sorte de distance, un certain voile de second degré dès que l’émotion commençait à poindre. Et là, l’idée, c’était au contraire de les embrasser à bras le corps.

 

Peut-être montrez-vous aussi une facette un peu plus vulnérable de vous-même ?

 

Peut-être, mais ça, on peut dire que c’est vraiment complètement inconscient.
Avec le recul, il y avait vraiment cette envie d’être plus premier degré. Après, je vois ça plus comme une force.

 

Sur cet album, on ressent quelque chose d’un peu plus libre et de moins formaté par rapport à certains de vos précédents projets. Est-ce que c’était votre intention dès le départ ?

 

Ça a été effectivement quelque chose de très important assez vite. J’aime beaucoup la pop. C’est vraiment un format que j’apprécie beaucoup. J’adore écrire des chansons, et les structures un peu traditionnelles : couplet, refrain, pont. Je trouve ça vraiment bien parce que c’est un exercice finalement assez difficile. Et puis, ce sont des contraintes qui peuvent permettre d’aller un peu loin. En fait, les contraintes, ça aide assez souvent. Ça permet de poser des bases, de poser des jalons et de ne pas trop s’éparpiller. Mais là, effectivement, il y avait cette idée de s’en affranchir. Mais ça, c’est vraiment venu de mon travail pour le cinéma récemment, qui m’a vraiment donné envie d’essayer de créer des morceaux qui soient un peu moins dictés par ces codes de la pop, et d’aller sur quelque chose d’un peu plus libre et moins en ligne droite.

 

En parlant de cinéma, vous avez travaillé sur la bande originale du film Animale. Est-ce que le fait de travailler sur la B.O. de ce film vous a influencé sur la création du nouvel album ? Est-ce que ça a changé votre façon de créer de la musique ?

 

Complètement. Ça a été vraiment très important pour moi. J’avais déjà fait des musiques pour des films plus courts, pour des documentaires, des courts-métrages… Le fait de travailler sur un long-métrage, ça m’a vraiment énormément plu. Et ça m’a vraiment donné envie d’utiliser d’autres armes. C’est assez paradoxal, puisque le cinéma, la musique à l’image, en elle-même, a beaucoup de contraintes. C’est-à-dire qu’on doit suivre l’image, on doit suivre aussi le souhait d’un réalisateur ou d’une réalisatrice, se mettre vraiment au service d’une entreprise qui est quand même très collective. Donc, il y a beaucoup de contraintes, mais il y a aussi énormément de solutions. On peut vraiment habiller un film de mille manières différentes en tant que compositeur. Ça m’a beaucoup inspiré pour ce disque.

 

Sur ce nouvel album, vous avez collaboré avec Malik Djoudi et Meryem Aboulouafa. Qu’est-ce que ces collaborateurs ont apporté à votre musique ?

 

Ils ont apporté leur lumière. Ils ont vraiment apporté leur éclairage sur des compositions que j’ai faites seul, pour l’intégralité du disque. Le fait de leur confier un morceau de ces chansons, et de leur donner la possibilité de rentrer un petit peu dans la chambre, c’était une façon d’enrichir, tout simplement, les morceaux.
C’était assez évident que ce soit eux et personne d’autre, et je crois qu’à chaque fois, ils ont ouvert les compositions. Je pense à Malik, par exemple, où j’ai un timbre assez grave, et lui est arrivé avec sa voix et son timbre très reconnaissable, beaucoup plus haut perché. Je trouve que ça fait une ouverture au milieu du morceau qui fait vraiment du bien. Un morceau qui flottait déjà un peu, là, je trouve qu’il est carrément en apesanteur. C’était vraiment ça l’idée, qu’ils amènent une lumière différente.

 

 

Sur votre manière de composer, vous avez travaillé avec des sons que vous avez enregistrés avec vos instrumentistes et que vous avez ensuite échantillonnés et édités. Qu’est-ce que cela change pour vous au niveau de la création de l’album ?

 

Il y a effectivement cette phase d’un passage en studio qui n’était vraiment pas la fin de la composition. On va dire que c’était les deux tiers du travail. Je suis ensuite reparti avec les bandes chez moi à Marseille pour finaliser les morceaux, les redécouper pour obtenir ce traitement un peu « sample » qui fait vraiment partie de la musique des années 90 qui m’a construit en tant que musicien. C’est ce genre de musique qui m’a vraiment donné envie d’en faire quand j’étais adolescent.
Il y a eu ça, mais il y a eu même la première phase, quand je parlais de constitution de palette sonore, c’était vraiment la première phase. Ça a été un moment où j’ai fait énormément de morceaux dont je n’ai rien fait, qui n’ont pas abouti, qui n’ont pas eu de forme finale, mais qui m’ont servi aussi de réservoir à sons, dans lesquels je suis allé piocher pour nourrir les compositions qui se retrouvent finalement sur le disque. C’est une façon de faire que j’avais assez envie d’expérimenter depuis un certain temps et que j’ai finalement pris le temps d’essayer.

Et je crois que c’était quand même pas mal inspiré d’un compositeur et producteur que j’adore, un Américain qui s’appelle Oneohtrix Point Never. Son nom est Daniel Lopatin, et il fait beaucoup de musiques de films. Mais il fait énormément d’albums aussi sous ce nom. Je crois que c’est ma dernière claque musicale. J’ai découvert un peu sur le tard, puisqu’il fait des disques depuis au moins 15 ans. J’ai découvert ça pendant le Covid et ça a été vraiment incroyable. Je recommande vraiment l’écoute de cet artiste-là parce qu’il y a quelque chose de vraiment surprenant. Chaque chanson a son lot de surprises, on a l’impression de déambuler dans un paysage et, d’un seul coup, il se passe vraiment des choses. Chaque chanson, il y a vraiment une histoire. Les chansons, ce sont plutôt des morceaux instrumentaux souvent, et il travaille pas mal comme ça. C’est un mélange de synthés et d’auto-sample. Je pense que c’était un peu l’inspiration. En tout cas, c’est un peu lui qui m’a donné envie de faire comme ça.

Et pour revenir à la question, d’une certaine manière, ça m’a permis d’avoir une sorte de petite boîte à événements que je pouvais jeter un peu, pas forcément de manière aléatoire, mais que je pouvais essayer de faire rentrer dans des morceaux existants. Ce qui leur donne parfois des petits moments d’imprévisibilité, des choses comme ça, et je trouvais ça assez intéressant.
Voilà, l’idée c’était aussi de vraiment changer de façon de faire. Jusqu’à présent, je travaillais beaucoup avec des synthés de manière un peu plus simple, enfin traditionnelle, boîtes à rythmes, synthés, ensuite je mets la voix, et voilà. Là, l’idée, c’était de se dire que l’enregistrement ce n’est pas la fin, mais plutôt le début.

 

Quel est le plus gros challenge, pendant les enregistrements, auquel vous avez été confronté sur cet album ?

 

En fait, pour moi le challenge c’est déjà de réussir à finir un disque. Même si celui-ci a été vraiment quand même plutôt très agréable à faire, et je pense que c’est aussi dû au fait qu’il y ait des instrumentistes justement, qu’il y ait plus de personnes, que ça a été quand même d’une certaine manière un truc un peu collectif. Mais c’est quand même à chaque fois qu’on se retrouve avec un corpus de morceaux dans lequel on voit une cohérence, même si au départ on est un peu le seul à avoir cette cohérence, déjà ça, c’est un défi relevé. C’est le plus grand défi, et c’est aussi pour ça que j’aime bien faire des albums. C’est un format qu’on a tendance à dire qu’il est du passé, mais moi je pense que c’est vraiment important pour ça, parce que c’est quand même un temps long. Ça permet aussi d’explorer des choses qu’on ne pourrait pas explorer si on faisait que d’une série de singles. C’est pas du tout la même réflexion, mais ça effectivement, je pense que c’est ça le plus grand défi, c’est juste de faire des albums encore.

 

Quand vous dites que vous aimez le fait de faire un album en général, est-ce que c’est aussi pour vous l’occasion de raconter une histoire au fur et à mesure des musiques ? Quelque chose qui vient se compléter dans son ensemble, comparé à un single qui est seul ?

 

Oui, il y a un peu de ça, après, c’est pas vraiment un concept album en l’occurrence. Mais je n’ai pas vraiment d’idée maîtresse quand je commence, mais oui l’idée c’est quand même d’essayer d’en tirer une sorte de cohérence. Même si dans celui-là, il y a beaucoup de styles qui cohabitent, il y a quand même des thématiques qui sont conjointes, et il y a quand même des idées maîtresses. Il y a quelques idées qui constituent quand même le disque. Ça fait partie du défi justement, vous parliez de défi tout à l’heure. Ça fait partie du défi parce que pour moi, les albums, c’est aussi l’occasion de se raconter à soi-même, essayer de se connaître un petit peu plus. La musique et l’art de manière générale, je trouve que ça sert aussi à ça. Donc effectivement, s’il s’agissait de faire des chansons les unes après les autres sans essayer de les lier, ça serait peut-être un peu frustrant d’une certaine manière. Je pense que l’accumulation permet de concentrer un propos un peu plus. Peut-être effectivement raconter quelque chose. L’idée c’était quand même vraiment de créer un petit monde avec son propre petit climat, pour pouvoir se promener dedans.
C’est pour ça que j’aime bien cette idée de palette. Une fois qu’on a la palette, c’est plus facile aussi. C’est comme créer un plan et puis ensuite on décide que là il y a une maison, que là il y a la fontaine, que là il y a un groupe de jeunes qui s’amusent…

 

Vous jouez à la Maroquinerie le 17 juin 2026. À quoi peut s’attendre le public pour cette performance ? Qu’est-ce que vous aimeriez que les gens ressentent en sortant de la salle ?

 

J’espère qu’ils s’amuseront, déjà c’est le premier truc. Et puis, c’est un concert qui sera quand même beaucoup axé autour des morceaux de cet album-là, mais avec aussi pas mal de vieilleries. Il faut s’attendre à danser quand même, malgré tout, et puis j’espère s’amuser. Et on aura certainement des invités en plus. Il y aura certainement quelques surprises.

 

Pour revenir sur le nouvel album, est-ce que vous avez une chanson que vous avez particulièrement aimée, et pris du plaisir à créer ? Peut-être une de vos favorites ?

 

Cet album-là a été fait sans souffrance, sans douleur, ce qui est assez rare. Mais je crois qu’un morceau que j’aime vraiment, enfin je les aime tous, si on peut dire, c’est un peu particulier, mais je crois qu’il y a un morceau qui m’a surpris. C’est le morceau qui s’appelle « Miami ». J’ai un petit faible pour celui-là en particulier.

 

Si vous aviez trois mots pour décrire le nouvel album, qu’est-ce que vous diriez ?

 

Je dirais « éthéré », « sensible » et « sombre ».

Visuel : ©Smith