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ACID à Cannes, l’errance par le lien de « Laurent dans le vent »

par Blanche Aloncle
22.05.2025

On connaît tous quelqu’un.e qui part pour se retrouver : retrouver qui l’on est, retrouver qui l’on aime ou simplement retrouver le goût du lien. Laurent dans le vent réalisé par Anton Balekdjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon présenté par l’ACID à Cannes, suit le parcours discret de Laurent, qui s’installe sans but précis dans un village en hauteur, une station de ski hors-saison.

En quête de sens : partir

 

Les premières images marquent les esprits d’un envol : des jambes, suspendues dans le vide, qui survolent des champs. Puis, l’arrivée de Laurent (Baptiste Perusat) dans l’appartement de sa sœur, face aux montagnes enneigées, pose le décor : des échanges troublants ponctués de silences et d’une retenue étrange. Le duo, Baptise Perusat et Béatrice Dalle, incarne déjà cette étrangeté tendre qui plane sur tout le film.

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Que faire quand on est seul dans un tel endroit ? Le long-métrage suit Laurent dans ses dérives, souvent nocturnes : balades forestières, promenades sur les chemins désertées du village, routes de montagne à moto. Laurent s’impose alors autrement : derrière son allure un peu fragile et paumée, se révèle une assurance tranquille.

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En quête de liens : rester

 

Chacune de ses errances, loin d’être vaines, dessinent peu à peu une trajectoire claire : celle du lien. Loin du tumulte des saisons touristiques, le village vit au rythme de ses habitants et de leurs habitudes. Et Laurent, presque malgré lui, se lie et se mêle avec eux. L’amitié, l’amour et le désir dépassent le genre et les âges, le menant à des rencontres chacune plus singulières les unes que les autres. Il croise alors une vieille femme en robe de chambre prête à en finir (Monique Crespin), un photographe marseillais qui rêvait d’être danseur (Djanis Bouzyani), une mère célibataire ancienne hippie (Béatrice Dalle) et son fils ultra fan des Vikings (Thomas Daloz)… Les réalisateurs livrent des portraits décalés de ces personnages explorant leurs rêves et leurs idéaux à travers un regard à la fois poétique et ironique.

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Lorsqu’à Noël, Laurent rentre voir sa sœur (Suzanne De Baecque), on le découvre plus distant. La scène du petit déjeuner, où résonne Desaparecido de Manu Chao, comme un au revoir silencieux, ponctue le film d’une émotion certaine. Car il y a ceux qui partent, ceux qui disparaissent et ceux qui restent.