Pendant une semaine, le court-métrage s’invite partout en France à travers projections, ateliers et rencontres. Un rendez-vous qui célèbre la créativité d’un format libre et en constante évolution.
Du 25 au 31 mars 2026, la Fête du court-métrage célèbre sa 10ᵉ édition partout en France. Pendant une semaine, le format court est mis à l’honneur à travers des milliers de projections, rencontres et ateliers accessibles à tous. Cet événement est devenu un incontournable, qui montre toute la vitalité et la richesse du court-métrage.
Portée par l’association Faites des Courts, Fête des Films, la Fête du court-métrage a pour objectif de rendre le cinéma plus accessible. Dans les salles de cinéma, mais aussi dans les écoles, les médiathèques ou encore les centres culturels, près de 20 000 séances sont organisées dans tout le pays. Cette fête est donc une manière de faire sortir le cinéma de ses cadres traditionnels et d’aller à la rencontre de tous les publics.
À Paris, plusieurs événements rythment la semaine, avec notamment un “Cœur de Fête” dans le 20ᵉ arrondissement. Au programme, on retrouve des projections en continu, des ateliers participatifs et des rencontres professionnelles. Ces ateliers et événements sont l’occasion de comprendre comment naît un film, du processus de l’écriture jusqu’au montage.

Au-delà de la diffusion, la Fête du court métrage joue aussi un rôle clé dans l’accompagnement des talents émergents. Chaque année, elle met en lumière une nouvelle génération de réalisateurs et réalisatrices, et offre au public un aperçu de ce que sera le cinéma de demain. Cette fête est un véritable tremplin pour des cinéastes qui expérimentent, testent et renouvellent les formes de la narration.
L’édition 2026 propose ainsi une programmation particulièrement riche, avec plus de 130 films répartis en une trentaine de programmes. Avec les fictions, les animations, et les documentaires, le court-métrage se décline dans tous les formats et pour tous les âges.

Parmi les courts métrages à découvrir cette année, plusieurs se démarquent. C’est le cas de Warsha de Dania Bdeir, récompensé à Sundance. L’histoire suit un grutier à Beyrouth qui trouve dans son travail une forme de liberté inattendue. Dans un registre plus intime, Le Bleu blanc rouge de mes cheveux de Josza Anjembe aborde avec finesse les questions d’identité et d’appartenance à travers le regard d’une jeune adolescente.
Du côté animation, on retrouve À cœur perdu de Sarah Saidan, qui propose un récit singulier mêlant réalisme et fantastique autour de l’exil. À l’affiche également, Gros chagrin de Céline Devaux explore avec humour et sensibilité les émotions liées à une rupture amoureuse.
Entre œuvres engagées, récits personnels et expérimentations visuelles, la Fête du court métrage confirme la force d’un format souvent sous-estimé. En quelques minutes seulement, ces films parviennent à raconter, émouvoir et surprendre, prouvant que le cinéma n’a pas besoin de durée pour marquer les esprits.
© Affiche de la Fête du Court métrage
© Sarah Chilena